Revue de presse du 24 janvier : un français au MoMA, Shakespeare encodé, Wikimedia & la BnF, copyright au Royaume-Uni

Un « Frenchie » au MoMA : Quentin Bajac, nouveau conservateur pour la photographie par Claire Guillot, Le Monde

Quand le nouveau conservateur pour la photographie au MoMA débarque à New York avant Noël, c’est sans armes ni bagages. Pas de livres – quelques tonnes d’ouvrages le suivront par bateau -, pas encore d’appartement. A 47 ans, Quentin Bajac, Parisien mince et élégant, vient de réussir une première, un « grand chelem » : après avoir dirigé le département de photographie au Centre Pompidou, à Paris, il a été nommé aux mêmes fonctions au MoMA, à New York.

Shakespeare’s sonnets encoded in DNA par Ian Sample, The Guardian

« The entire collection of Shakespeare’s 154 sonnets has been spelled out in DNA by scientists in Cambridge to demonstrate the vast potential of genetic storage. Huge quantities of information could be written into specks of DNA and archived for tens of thousands of years, the researchers claim. »

[…] « Written in DNA, one of Shakespeare’s sonnets weighs 0.3 millionths of a millionth of a gram. One gram of DNA could hold as much information as more than a million CDs, the researchers said. »

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Wikimédia : la BnF, entre exclusivité et manque de transparence par Clément Solym, Actualitté

« On savait que les discussions furent chaudes, au sein de l’association Wikimédia France, et les débats pointus. Fallait-il, ou non, prendre position et décider de co-signer la lettre adressée par différentes organisations (COMMUNIA, l’Open Knowledge Foundation FranceLa Quadrature du NetFramasoft et SavoirsCom1) à la BnF, affirmant le refus d’une privatisation du domaine public ? L’affaire n’était manifestement pas si évidente pour Wikimédia France, qui vient, dans un communiqué, de livrer sa position.

Revenant sur les principes mêmes de numérisation de documents du domaine public, et détaillant le fonctionnement de ce partenariat entre public et privé, l’Association fait oeuvre d’une saine pédagogie, avec dans l’esprit de construire la réflexion autour de cet enjeu. Elle souligne ainsi que le modèle du partenariat tel qu’il a été fixé (exclusivité sur 10 années portant sur le scan à proprement parler, exploitation commerciale par le partenaire privé, etc.) trouve plusieurs échos internationaux, et ressemble à ce qui se fait traditionnellement.

Cependant, ces points posés, il faut comprendre que les polémiques ne reposent pas simplement sur des querelles entre libristes. La diffusion libre de la culture s’accommode mal des procédés de la BnF – clause d’exclusivité – et Wikimédia réclame notamment un effort de transparence de la part de l’établissement. Rappelons également qu’en avril 2010, Wikimédia France passait un partenariat avec cette même BnF, pour la diffusion, au travers de WIkisource, de 1400 documents numérisés. »

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Les éditeurs britanniques donnent leur avis sur les exceptions au copyright par Antoine Oury, Actualitté

 » Le directeur exécutif de la Publishers Association rassemblant les éditeurs outre-Manche, Richard Mollet, a été reçu par le comité Culture, Média et Sports dans le cadre des exceptions au droit d’auteur que le gouvernement britannique souhaite acter avant la fin d’année. Et n’a pas hésité à défendre les intérêts des éditeurs, face à des réformes « potentiellement hideuses », rapporte The Bookseller.

Pour préparer son importante réforme du droit d’auteur, prévue pour la fin de cette année, le gouvernement britannique reçoit les principaux acteurs du monde culturel, afin de consulter chaque partie concernée. Au cours de la session visible à cette adresse, Mollet exprime toute sa retenue vis-à-vis d’une exception pédagogique qui autoriserait la photocopie du matériel éducatif : « [Cela] va impacter les revenus de l’auteur et les investissements de l’éditeur ». »

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Revue de presse 6 décembre : Tintin, fest-noz, data centers, Amazon et jeu vidéo

Tintin au Congo n’est pas raciste (?) – Big Browser, Le Monde

« Après une longue bataille juridique, la cour d’appel de Bruxelles a tranché : l’album Tintin au Congo ne contient pas de propos racistes, et n’est pas « une oeuvre méchante » »
[…]

« Principal argument de la cour – outre le fait que ce soit une œuvre divertissante, à l’humour « candide et gentil » : le changement d’époque et de mentalité. La bande dessinée sort en 1931, en pleine présence coloniale de la Belgique au Congo. En ces temps-là, Hergé ne pouvait avoir « le même état d’esprit que celui qui allait inspirer, un demi-siècle plus tard, la loi de 1981 [réprimant le racisme], estime la justice belge. »
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Le fest-noz breton inscrit au patrimoine de l’Unesco, Libération

« Le fest-noz se caractérise «par une grande convivialité», une «très importante mixité sociale et intergénérationnelle» et «une ouverture aux autres», précise le texte. «Il est au centre d’un intense bouillonnement d’expériences musicales et a généré une véritable économie culturelle», relève encore le dossier de candidature. »

A l’intérieur des Google Data Centers, par Christopher Jobson Slate US
Pour toutes les photos, c’est ici
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Les libraires contre Amazon par Claire Garnier, Slate FR

« Selon Matthieu de Montchalin, président du Syndicat de la librairie française (SLF), l’activité des libraires a reculé d’environ 1,5% depuis le début de l’année 2012. La grande distribution –qui écoule une BD sur 4– et les grandes surfaces spécialisées connaissent un recul encore plus fort de leurs ventes de livres: -5% pour la FNAC depuis début 2012, alors que Virgin annonce plusieurs fermetures. «Le libraire et le fleuriste sont les commerçants qui ont la plus faible rentabilité, à l’opposé de l’opticien», note Matthieu de Montchalin. Les libraires résistent, mais ne dégagent pratiquement pas de bénéfices: 2.200 euros de bénéfice annuel en moyenne et une rentabilité moyenne de 0,3%. Insuffisant.  »

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Le jeu vidéo entre au MoMA par Katie Kilkenny, Slate FR

« Le jeu vidéo est-il un art? Pour toute opposition constructive à cette idée (par exemple la contribution de Roger Ebert «Le jeu vidéo ne pourra jamais être de l’art»), les fans de jeux vidéo organisent une défense toute aussi convaincante (prenant parfois la forme d’une vidéo persuasive).

Le 29 novembre, le Musée d’Art moderne [de New York, également appelé MoMA, NDLR] a pris une position définitive: dans un post sur le blog Inside/Out du MoMA, la conservatrice en chef de l’architecture et du design Paola Antonelli a proclamé: «Le jeu vidéo est-il un art? Bien sûr que oui Paola Antonelli a annoncé que le MoMA a fait l’acquisition de 14 jeux vidéo pour une exposition dans les galeries Philip Johnson du musée faisant partie de sa collection Architecture et Design qui débutera en mars 2013. Il est prévu d’étendre la collection pour qu’elle accueille 40 jeux vidéo de plus dans un futur proche. »