Silicon Sentier s’attaque au crowdfunding avec Co.Bâtissons

Silicon Sentier a besoin de vous pour participer à ouvrir les portes de son nouveau lieu ! Avec le projet Co.Bâtissons, Silicon Sentier et Kisskissbankbank font appel à votre générosité pour donner une âme aux 1 500 m2 dédiés à l’innovation au cœur de Paris.

Participez dès aujourd’hui ici !

 

Pourquoi est-ce important de soutenir ce projet ?

En faisant appel au crowdfunding, Silicon Sentier prolonge sa croyance dans l’économie collaborative, mais surtout elle permet à chacun d’être acteur de cet écosystème innovant qui se crée chaque jour. Comme démontré sur ce blog plusieurs fois, l’économie numérique et les industries culturelles et créatives participent à la chère croissance tant espérée.

10 % ont déjà été atteints mais le plus gros reste à faire : on vous attend toujours !
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Co.Bâtissons, c’est quoi ?

 

« Depuis plus de 10 ans vous avez été des dizaines de milliers à suivre les actions de l’association. Indépendants, coworkers, hackers, startupers, bidouilleurs, designers, rêveurs, étudiants, grand-parents, curieux, générations X, Y ou Z…  

Vous qui êtes passés par la Cantine ou le Camping ou Xperience, co.bâtissez avec Silicon Sentier le nouvel espace dédié à l’innovation de Paris.

C’est grâce au soutien réaffirmé de nos partenaires publics et privés que nous avons travaillé ces 8 derniers mois à remettre aux normes un bâtiment de 1500 m2 situé au cœur du Sentier, dans le 2ème arrondissement. Aujourd’hui, les fondations sont assurées, mais l’essentiel reste à faire : constituer l’âme de cet espace qui vous est destiné.   

Chaque euro versé contribuera à l’aménagement du lieu afin que nous puissions en faire ensemble un espace qui vous ressemble, un espace construit par et pour vous.

Co-bâtissons ! »Capture d’écran 2013-06-17 à 16.25.51

GENESE D’UN PROJET…

Silicon Sentier en chiffre c’est…

35 561 followers et 12 281 fans

18 000 participants par an aux évènements de la Cantine

450 coworkers par an

450 évènements par an

500 projets soumis à l’équipe du Camping

6 mois d’accélération par saison

60 mentors et 300 heures de formation par saison

60% de transformation en business viable

250 articles et interviews dans les médias

70 projets bêta-testés par Silicon Xperience

1000 bêta-testers dans la communautés de Silicon Xperience

34 rapports et publications par Silicon Xperience

24 évènements de cocréation par an par Silicon Xperience

Créée en 2000, l’association Silicon Sentier a accompagné l’essor de l’économie numérique et participé à l’émergence d’un écosystème dense, fort et innovant en Ile-de-France.

 

Camille Delache

[Opération] Actialuna, l’artisanat du livre numérique – Portrait de Denis Lefebvre

Actialuna tire son nom du papillon Actias Luna, dont l’aile a des propriétés proches du papier électronique.Généralement présentée comme entreprise de design éditorial, Denis Lefebvreprésente son entreprise comme spécialiste de « l’ergonomie du livre numérique ». En d’autres termes, elle « conçoit, développe et promeut des applications de lecture numérique », tout en « parlant la même langue que les éditeurs », ses fondateurs étant eux-mêmes issus du milieu de l’édition traditionnelle.

Si Actialuna fait aujourd’hui partie des (ré)enchanteurs, c’est qu’elle a su allier innovation, artisanat et poésie. Elle n’est pas tombée dans la simple duplication du livre papier qui nous propose un format type PDF sur des readers. Son offre ne surcharge pas non plus la lecture d’apparats numériques. Plutôt, son but est de proposer un produit de lecture numérique cohérent, en s’adaptant au contenu des éditeurs : l’expérience lecture papier est enrichie par le numérique, mais conserve son essence première.

Un projet artisanal sur support technologique

En entretenant la mixité de son équipe entre des pôles artistiques et technologiques, les réalisations d’Actialunaintègrent illustrations interactives, animations et bande-son aléatoire à une narration traditionnelle, sur nos iPhones et tablettes. Le numérique propose ici une expérience différente de l’existant et non une alternative à celui-ci.Cette vision du livre numérique n’entrave pas notre réseau de petits libraires indépendants, mais le complète.

Le projet en développement « A Word’s a Bird », atteste du savoir-faire artisanal de la start-up.Cette nouvelle application propose des poèmes et aquarelles interactives. Elle regroupera les textes d’une poétesse new-yorkaise et les aquarelles d’une illustratrice franco-américaine. Chaque aquarelle est réalisée à la main. Lorsqu’il me montre l’application, Denis Lefebvre précise : « Tout est fait à la main. Une pivoine qui s’anime, cela représente 25 illustrations. Elles sont toutes scannées puis intégrées à l’application. »

 

L’aventure de L’Homme volcan

La capacité de création d’Actialuna a pris son envol avec le projet L’Homme volcan, livre de Mathias Malzieu illustré par les peintures de Frédéric Perrin sur une bande de Dionysos. Comme l’affirment les auteurs, le livre numérique a permis d’augmenter le mystère du texte grâce aux animations et à la musique. Du volume a pu être rajouté, ce qui n’aurait pas pu exister sur un livre papier. Denis Lefebvre de préciser : « Si un jour on devait le décliner en livre papier, le but serait d’avoir un rendu différent, pour proposer une expérience spécifique à chaque support. »

La valeur de L’Homme volcan réside dans l’univers qui est créé : une brume se répand sur chaque page, puis se déchire progressivement jusqu’à une illustration, tantôt animée, tantôt interactive.Le livre n’est pas rempli d’illustrations, contrairement à d’autres applications de lecture numérique. Plutôt, la brume donne une atmosphère à chaque page.L’attitude du lecteur est active car tous les gestes sont possibles pour interagir avec une illustration, sans être pour autant parasitée par du surplus numérique.

 

Un modèle économique maîtrisé pour une innovation intelligente

« Les modèles économiques pour rentabiliser un tel livre numérique sont de trois ordres » racontedit Denis Lefebvre. Si les innovations d’Actialuna peuvent être porteuses sur le marché, c’est parce que l’entreprise maîtrise trois leviers essentiels. Tout d’abord, le multilinguisme offre un marché plus large et permet de se diriger vers les marchés émergents. Ensuite, la mutualisation de l’effort par des partenariats :L’Homme Volcan est ainsi le projet pilote d’une collection littéraire numérique co-dirigée par Flammarion et Actialuna, avec d’autres projets à venir pour lesquels certaines technologies seront réutilisées, tandis que de nouvelles seront ajoutées.Enfin, la vente des lithographies des illustrations accroît non seulement la rentabilité mais aussi la réputation de l’entreprise : Actialuna vendra ldes lithographies de L’Homme volcan via son application, en partenariat avec l’atelier Idem.

Surtout, le modèle d’Actialuna repose sur une innovation intelligente. Elle répond à un besoin des lecteurs, mais ne l’abreuve pas de contenus inutiles. Après plusieurs tests utilisateurs et études diverses et variées, Actialuna a créé un savoir-faire pertinent, disponible sur iPad et iPhone. « Par exemple, dans l’industrie du polar, 20 % des personnes vont voir la fin avant d’avoir fini le livre ».Or, « scroller » sur un iPhone un livre numérique normal rend cette pratique difficile et fastidieuse.Remède facile, les applications Actialuna proposent toutes l’option « Feuilleter ». Vous pouvez parcourir rapidement le livre numérique pour connaître sa longueur, les pages animées, ou simplement le nom de l’assassin de votre polar.

Outre la possibilité de « Feuilleter », les livres applications Actialuna se différencient des livres homothétiques (livres dupliqués) et des livres enrichis (le numérique n’est qu’un ajout au contenu initial). Ils intègrent le numérique à la narration et créent une expérience pour le lecteur. La prochaine étape que la start-up va franchir est la création d’une plateforme offrant plusieurs contenus, afin d’accélérer son développement.

« Européenne » et « accessible », la culture à la Actialuna dynamise l’exception culturelle

Lorsqu’il définit la culture française, Denis Lefebvre pense à « européenne » et « accessible ». « Européenne » d’abord car c’est là qu’il voit les possibles pour les industries créatives et culturelles.Pour lui, une Europe de cohésion culturelle est possible, en atteste son engagement au comité de pilotage de la plateforme européenne de traduction littéraire TLhub.

« Accessible » ensuite, car de nombreux moyens sont mis à notre disposition pour comprendre et apprécier notre culture. Il cite par exemple des émissions comme La Boîte à musique, D’art d’art ou encore des initiatives comme Art Shopping ouvrant l’art contemporain à tous au Carrousel du Louvre.« On a les moyens de faire comprendre la culture et d’éviter qu’elle ne soit réservée à une élite. »

Depuis les débuts du livre numérique, nombreuses sont les craintes quant à la préservation du notre exception culturelle. Récemment, Brice Couturier évoquait la difficulté de la France à s’adapter à cette nouvelle économie et à faire face à Bruxelles, s’interrogeant ainsi : « L’exception culturelle est-elle tenable à l’heure où la dématérialisation des contenus rend l’existence même des frontières nationales largement
illusoire ? »
Et si l’exception culturelle aujourd’hui n’était plus une question de frontière, de quotas et autres limites. Si elle était une question de savoir-faire national ?

En affirmant une « technologique artistique » sans empiéter sur les platebandes du livre papier, Actialuna crée un modèle alternatif où l’expérience de lecture a une atmosphère particulière, sans jamais parasiter le texte en lui-même. Enfin, en valorisant les savoir-faire traditionnels, Actialuna a créé un artisanat du livre numérique. Avec elle, l’exception culturelle française peut entrevoir un futur pas si noir qu’il n’y paraît.

Camille Delache


Quelques liens : le site internet, la page Facebook et le compte Twitter.

[Opération] Ne pas choisir entre culture, solidarité et innovations – Portrait de Robin Sappe

Suite de l’opération de rentrée « Les (Ré)enchanteurs » (édito ici) avec Robin Sappe.

Ancien de Sciences Po Aix, Robin Sappe est aujourd’hui DRH du groupe SOS. Jusqu’à aujourd’hui, sa carrière professionnelle coïncide avec des évolutions de notre société et de notre économie : l’essor du mécénat et des fondations, rapidement rattrapé par la crise, la structuration des industries culturelles et créatives, enfin l’émergence de l’entrepreneuriat social.


Robin Sappe est ici un (ré)enchanteur grâce à son appréhension de la culture, « objet » de l’intérêt général : amoureux des belles choses, il l’entend comme un sujet de société et de solidarité. Sujet de société d’abord car elle crée du lien social. Sujet de solidarité ensuite car les questions de RSE ont rapidement intégré sa compréhension des enjeux de notre économie. Au fil de ses expériences professionnelles, sa vision allie culture, solidarité et innovations.

Culture et recherche : quand l’intérêt général devient objet

Dans la première partie de sa carrière, Robin Sappe évolue autour de la notion d’intérêt général, en particulier dans les domaines de la culture et de la recherche. Comment être un contributeur efficace au sein de deux domaines qui fonctionnent avec une « économie précaire » ? Comment fonctionnent des organisations centrées autour de l’intérêt général?

Après ses études, Robin Sappe entre dans le milieu culturel par la communication. Tantôt pour un théâtre, tantôt pour des Festivals comme Avignon ou Uzès. Son DESS de management culturel lui ouvre les portes du mécénat culturel : recherche de financements pour Bruxelles 2000, capitale européenne de la culture puis pour une galerie d’artà Bruxelles. S’il reste un féru de culture, les premiers doutes sur la gestion culturelle sont là : « J’ai eu une grosse désillusion : on traitait la culture comme un objet, sans professionnalisation des métiers et organisation. »

Afin de retrouver « l’intérêt général », les sciences sociales et la recherche deviennent ses sujets de prédilection pendant cinq ans. Il passe par des structures comme l’UNESCO, dans un réseau de  prévention de l’abus des drogues, l’Observatoire socio-épidémiologique du SIDA à Bruxelles et l’Agence nationale de recherche sur le SIDA (ANRS) à Paris. A l’issue de ces expériences, le constat est le même: les structures des organisations ne permettent pas une action efficace. Les métiers sont mal appréhendés, « il n’y a aucune rationalisation économique. Je me suis trouvé fort dépourvu. Si les sujets étaient passionnants, la nature même de l’environnement de travail n’était pas performante. »

L’essor du mécénat et des fondations : le temps des possibles

Les premières désillusions passées, l’essor du mécénat ouvre de nouveaux horizons à « l’économie précaire ». L’intérêt général devient un objet de financement à part entière. Pour Robin Sappe, les années 2003–2008 sont à la créativité des financements, des structures de financement et des liens entre mécénat et ressources humaines.

Après une formation à l’ADMICAL,il démarche les entreprises pour la création de fondation. Sa recherche l’emmène dans le BTP niçois : il va créer la fondation d’entreprise du groupe CARI, premier LMBO social. En six mois, le mécénat disséminé du groupe devient une fondation dotée de 250 000 € à trois champs d’action : la solidarité, via l’insertion professionnelle, la nature en promouvant l’éco-construction, et la culture dans le monde de la construction. Le groupe CARI a par exemple financé un spectacle de danse contemporaine avec une pelleteuse ! Dans le même temps, il complète sa formation par une formation en management des ressources humaines à l’ESSEC pour devenir le directeur du développement et des ressources humaines de CARI. Il gère à la fois la fondation, la RSE, le recrutement et les politiques de mobilité et de santé.

Rattachée à la Direction des ressources humaines, la fondation CARI va lui ouvrir la voie de la RSE. Le mécénat est en effet un levier d’attractivité et de fidélisation de personnel pour la PME niçoise qui emploie 2300 personnes. Avec Robin Sappe, CARI affirme son engagement social et solidaire. Les projets RSE voient rapidement le jour : l’insertion des jeunes, une école interne dans laquelle les jeunes sont embauchés en CDI ou contrat professionnel ; l’intégration des femmes dans le secteur du BTP ; la mise en place d’une politique pour les travailleurs handicapés suite à la loi de 2006.

La crise arrivant, CARI est rachetée par le géant français Fayat dont la vision flirte surtout avec la rentabilité. « En quatre mois j’étais parti : il n’y avait plus de fondation, la RSE n’était plus une priorité. »

 

Le retour au monde associatif : le groupe SOS

Après cette expérience niçoise, Paris le rappelle au poste de DRH du groupe SOS, groupement d’entreprenariat social.Il retrouve ici l’intérêt général au travers des ressources humaines. « Entreprise en plein développement, nous sommes passés de 3 700 personnes à 10 000 en deux ans. J’étais enfin confronté  à une réelle professionnalisation des métiers dans ce secteur. Il a fallu  adapter la politique RH à la taille du groupe. Je fais ce qu’on appelle de ‘la conduite du changement’. »

Il retrouve chez SOS la RSE et toutes les questions de société qui s’y rattachant, ce que CARI avait abandonné suite à son rachat. C’est l‘occasion de voir les réponses imaginées à desproblématiques actuelles comme l’émergence des travailleurs pauvres dans une société française de plus en plus précaire. Ce qui lui plaît chez le groupe SOS ? « Notre délégué général a pour habitude de dire : « nous avons un seul but, c’est de changer le monde ». Nous évoluons dans un environnement rapide, dans l’entreprenariat dans toute sa splendeur. On est même en train de dupliquer le modèle en Corée du Sud ! »

L’avenir de « l’économie précaire » : le crowdfunding

Si le financement des causes d’intérêt général n’est plus aujourd’hui au cœur de son métier, il reste un de ses sujets de prédilection, notamment au travers du financement participatif. «  J’ai la conviction que c’est un modèle qui va fonctionner de plus en plus. Le Téléthon et le Sidaction marchent grâce au financement par le grand public. Solliciter le grand public a toujours existé et s’inscrit dans une dimension logique car les financements publics baissent. » Pour Robin Sappe, le crowdfunding est un enjeu de solidarité et communautaire. Comment peut-on aider les associations et les artistes que nous apprécions ? Comment financer les industries culturelles et créatives en croissance ?

« Je réfléchis à monter des projets sur le crowfunding. Quand je vois le modèle anglo-saxon, je me dis que ça doit encore plus se développer chez nous. »

Quand je l’interroge sur sa vision de la culture française, Robin Sappe la sait « créative » avec de nombreuses idées et industries impliquées, mais malheureusement « ethnocentrée ». Il n’y a « pas de décloisonnement, on croit que la culture française est toujours belle car on est persuadé d’être une grande puissance. » Il déplore les barrières entre les secteurs culturels, les pratiques artistiques et la diffusion des œuvres culturelles. « Quand un artiste réussit, on pense souvent qu’il s’est vendu alors que non. A côté de ça, combien d’artistes ne parlent pas d’autres langues et ne se donnent pas toujours les moyens de promouvoir leur art ? ». La culture française doit voir « plus haut et plus loin ».

Sa conclusion résume de façon efficace et pertinente les travers de notre culture : « Ne commence pas tes phrases en disant non, et sois force de proposition ».

Suivre le blog de Robin Sappe : http://lecercle.lesechos.fr/221145248/robin_sappe

Robin Sappe a choisi les photographies figurant dans l’article.

Camille Delache

L’innovation culturelle : ParisMix, cluster musical

Les économistes ont commencé à s’intéresser à la culture dans les années 1960 aux États-Unis, surtout par rapport au spectacle vivant. C’était le cas de William Baumol, contacté par la Fondation Ford pour analyser la situation du théâtre de Broadway. Les difficultés dans le secteur culturel étaient, et sont, structurelles parce qu’elles ne font pas beaucoup de profit. C’est la « loi de Baumol » ou la « maladie des coûts » appliquée au secteur culturel : il est structurellement en besoin de financement. A l’époque, William Baumol pensait que le plus gros risque était que la fréquentation de la culture ne devienne de plus en plus élitiste, sauf si on trouve d’autres moyens de financement. Il était contre ponctionner les secteurs qui vont bien.

Dès lors, le secteur culturel n’est pas à court d’imagination. Les innovations ne sont plus seulement dans le financement mais aussi dans la structure de l’organisation culturelle, en témoigne Paris Mix. Il s’agit du premier cluster musical français, abritant le festival « Paris ville des musiques du monde. » Né en 2008, il combine le mécénat et le parrainage au modèle du système productif local ou clusters.

Afin de promouvoir le développement des musiques du monde, Parismix associe quarante entreprises, associations et médias dont les objectifs convergent, tout en créant des effets d’agglomération. Ainsi, des structures s’associent : des labels comme Accords Croisés, des producteurs comme Zamzama Productions, des salles comme le Cabaret Sauvage et des médias comme Radio Nova. Enfin, Parismix reçoit le mécénat de la Caisse des dépôts et était parrainé par Vivendi.[2]Avec un tel système, les organisations culturelles semblent avoir trouvé une solution au besoin structurel de financement : l’innovation dans leur structure. Ainsi, le mode de financement hybride apparaît comme une fausse solution à un vrai problème de financement. Le changement ne réside non pas dans la manière dont l’organisation culturelle se finance, mais davantage dans sa structure.

Ce changement est d’autant plus remarquable que Paris Mix a été Lauréat de l’appel à projets « Grappes d’entreprises ». « Plus de 30% des grappes d’entreprises sélectionnées sont positionnées sur des secteurs d’activité d’avenir, souvent peu soutenus par les dispositifs classiques de soutien à l’innovation, qui concernent les industries culturelles et créatives, l’économie numérique, l’économie verte, ou encore l’industrie des services. »(ParixMix)

A l’heure où le mécénat est menacé, à bon entendeur !


[1] ALBERTINI Jean-Marie, SILEM Ahmed, sous la direction de, Lexique d’économie Editions Dalloz, 9ème édition, Paris, 2006 p150

La télé réinventée : les nouveaux formats de programme par le Club Galilée

Le Club Galilée, lancé en mars 2006 à l’initiative de Philippe Chazal et Olivier Zegna Rata, veut « promouvoir une réflexion prospective sur les enjeux majeurs des évolutions du paysage médiatique français et européen » en réunissant des professionnels du secteur régulièrement en groupes de travail.


Ce lundi 16 avril, le Club Galilée réfléchissait aux nouveaux formats de programmes télévisés. Durant ces deux heures, les intervenants ont pu donner une vision « éclairée » de la télévision, comme il est rarement donné de l’entendre.

Dans le descriptif de la séance, le format est défini comme un contenu et un dispositif télévisuels qui peuvent être dupliqués moyennant une adaptation sur différents marchés.

Amandine Cassi, d’Eurodata TV Worldwide, commence par rappeler les grandes lignes du secteur. Pour ce qui est du visionnage, la moyenne mondiale est à 3h16 par jour alors que la moyenne française atteint 3h47. Au niveau international, les formats qui fonctionnent le mieux sont les émissions de musique/recherche de talent, les dating shows, la TV réalité avec une narration empruntée à la fiction et enfin les jeux familiaux.

Des émissions comme The Voice fonctionnent car elles ont une réelle stratégie de marque : toucher le plus grand nombre, sur plusieurs écrans (licences sur Internet par exemple). Dans la même veine, Lucille Heriard Dubreuil, d’ITV Studios France, décrit la stratégie de son studio : une forte volonté de dynamisme des formats et de créativité.

Lionel Abbo de Shine France, rappelle de son côté que sa société de production veut vendre tout un dispositif sur les différents écrans, en racontant une histoire. Le point clé est le second écran : la question de la monétisation devient urgente car lors de promotion sur Facebook, le seul à toucher de l’argent, est justement Facebook.

L’intervention de Jean-Louis Blot, de BBC Worldwide France, montre que les perspectives du secteur dépendent beaucoup de l’évolution de notre modèle culturel.

Tout d’abord, une piqûre de rappel : le fonctionnement du financement français des formats TV n’incite pas autant à la créativité qu’outre Manche. Les Anglais ne financent pas en fonction du type de programme mais plutôt en fonction du producteur. La compétition serait un vecteur de créativité.

Le problème du système français réside dans le fait que les créateurs de formats ne sont pas considérés comme des auteurs. Il n’y a pas de droit du format en tant que tel : le contrat de format ressemble à un contrat de licence avec une grande importance donnée au cahier des charges.

Une fois de plus, la difficulté à financer les formats en France, ou ne serait-ce qu’à protéger leur existence empêche leur exportation, leur duplication et leur adaptation. Un format facilement exportable raconte une histoire, dispose d’une marque forte, fonctionne en saison et de fait, est facilement duplicable. Il serait même possible d’extrapoler en disant qu’il s’agirait de donner une nouvelle vigueur au soft power français, qui n’exporterait pas uniquement Fort Boyard et Intervilles.

Si les enjeux pourraient paraître futiles – se préoccuper de l’émission qui passe sur TF1 ?! – ils touchent au contraire à la capacité de la France à développer sa créativité et son innovation. Lionel Abbo suggère que le service public, France Télévisions donc, soit le premier à prendre des risques sur le terrain des formats car il n’est pas soumis au diktat de l’audience. Sera t-il écouté ?

La télévision est aussi un lieu de création. Ecrire, construire et monter une émission sont autant de possibles pour un créateur de format. Par exemple, depuis quelques semaines maintenant, les journalistes Collin, Mauduit et Bonnaud réenchantent Arte le dimanche avec Personne ne bouge ! : émission culturelle décalée qui vous explique comment vous habiller pour aller voter, interviewe acteurs, auteurs, musiciens ou artistes et réinterprète des classiques.

Merci au Club Galilée de réechanter la culture française !

Camille Delache

Musées et numérique : le faux réajustement de l’offre culturelle ?

Cet article est une réaction à une conférence de la Social Media Week Paris 2012, « Musées et numérique : le visiteur 2.0 », à l’Auditorium du Petit Palais, mercredi 15 février.

Participants :

–       Catherine Guillou, directrice de la politique des publics au Louvre, modérateur
–       Gonzague Gauthier, community manager du Centre Pompidou
–       Omer Pesquer, consultant Numérique Freelance
–       Réza Azard , scénographe, agence Projectiles
–       Sebastien Magro, blogueur et consultant indépendant
–       Coline Aunis, Musée des Arts et Métiers

Un empowerment du visiteur ?

Le thème général de la Social Media Week 2012[1] est l’empowerment. Même si aucun des intervenants n’a prononcé le mot, le thème transversal était bien le pouvoir, la capacité nouvelle du visiteur d’agir sur le musée, avant, pendant et après la visite. Grâce au numérique, la relation musée/visiteur perdrait de sa verticalité.

L’avant a un aspect traditionnel : communication, teasing, etc. Jusque-là, rien de nouveau. Il revêt cependant un autre aspect avec l’intervention de Réza Azard : penser le musée, lieu physique, comme un lieu non figé. En imaginant le Mucem avec Rudy Riciotti, il fait du musée un objet en réseau : des bouts de musées, des caisses, seront remplis de l’autre côté de la Méditerranée pour favoriser l’interaction entre musées. Là, le visiteur n’a de capacité d’action que son imagination, mais l’intention est là, et en amont de la construction du musée.

Plutôt, le pendant et l’après seraient plus à même de casser la verticalité traditionnelle du musée,  l’empowerment du visiteur. Outre les livetwittes, mis en avant pour les interactions entre personnes in situ et personnes « virtuelles », certaines expériences méritent d’être soulignées au Centre Pompidou et au Musée des Arts et Métiers.

Afin de donner un pouvoir d’action au visiteur, les artistes sont aux premières loges. Florent Deloison a ainsi créé « La Bataille du Centre Pompidou » à l’occasion de la Nuit des Musées 2011.[2] Twitter devient une manette : « Le centre Pompidou apparaît à l’écran sous forme de blocs qui sont détruits par des envahisseurs. Chaque bloc détruit laisse apparaître une image d’une des œuvres du centre. Les joueurs vont devoir détruire les ennemis en leur tirant dessus ou bien retrouver le nom des œuvres afin de reconstruire le centre. » L’œuvre a besoin du visiteur pour s’animer.

Dans le même esprit, le visiteur devient un acteur/chercheur avec les serious games ubiquitaires, PLUG, du Musée des Arts et Métiers. Pour faire découvrir le musée, les deux versions se construisaient sur des jeux existants : les Secrets du Musée sur le jeu des 7 familles[3] et l’Université Paris Nuit sur la chasse au trésor.[4] Le visiteur devient joueur, interagit avec le musée et rencontre d’autres visiteurs. Le visiteur et le musée s’animent alors en même temps.

L’après-visite prend aussi de l’importance grâce aux livres d’or interactifs, exposés par Sébastien Magro. Les musées mettent à disposition du visiteur des interfaces leur permettant de commenter leur visite via des messages vidéo, des messages écrits ou des dessins. Entre autres réussites, Exhibitions, l’invention du sauvage au Quai Branly,[5] et Sunflower Seed d’Ai Weiwei au Tate Modern.[6] Les messages du visiteur peuvent être réexploités, uniquement dans 30 % des cas du fait de la casse, prolongeant ainsi l’expérience. L’action du visiteur prolonge alors l’expérience, anime le partage entre institutions, artistes et spectateurs, mais l’offre culturelle n’a pas besoin du visiteur pour exister.

Indubitablement, le visiteur a de plus en plus de pouvoir sur ces expériences ponctuelles, participant de la réflexion générale sur le rôle du public culturel.

Le numérique réajuste-t-il l’offre culturelle ?

En France, la question de l’offre culturelle, ses cibles et ses impératifs, est prégnante depuis la création du Ministère des Affaires culturelles. Les politiques publiques, et par la même les institutions, doivent-elles être pensées pour les artistes ou pour le public ? Sans rentrer dans le long débat sur la démocratisation culturelle, le numérique repose cette éternelle question.

Pour les économistes de la culture, les institutions culturelles fonctionnent en grande partie par un marketing de l’offre : les artistes construisent traditionnellement l’institution, le milieu culturel. Souvent, le Ministère de la Culture a ainsi été accusé de s’occuper davantage des artistes que des publics. Le numérique ne transforme pas ce marketing, mais l’adapte.

Tout d’abord, les procédés de médiation culturelle ne sont pas nouveaux. Plutôt, le numérique installe l’offre culturelle dans l’environnement du public. Par les réseaux sociaux, comme Twitter, Facebook, Instagram ou autre, le numérique pousse les visiteurs vers le collaboratif et le partage. En outre, par les possibilités créatrices et innovantes du numérique, l’offre culturelle est quotidiennement plus proche du visiteur potentiel.

Néanmoins, des limites existent : comment quantifier ce public d’initiés ? Aucun des intervenants, le manque de temps jouant certes contre eux, n’a posé la question. Si ces expériences sont pertinentes et innovantes, dans quelle mesure touchent-elles réellement le public ? D’autre part, la question de la démocratisation culturelle par le numérique n’a pas été non abordée : le numérique serait-il une réponse, ou une partie de la réponse, tant attendue aux problématiques de démocratisation ?

Sans avoir une réponse toute faite, je m’attendais à une intervention sur ce sujet, au centre des politiques culturelles français depuis plus d’un demi-siècle. Ou une raison de ne pas l’aborder ! Pour nuancer mon propos, les intervenants ont été bien choisis et étaient pertinents et complémentaires sur le sujet. La Social Media Week n’est pas finie : le programme, c’est ici !


[1] http://socialmediaweek.org/paris/
[2] Blog de Florent de Loison, « La Bataille du Centre Pompidou »
[3] Archives « Actualités », Site internet du Musée des Arts et Métiers
[4] Université Paris Nuit, http://cedric.cnam.fr/fichiers/art_1962.pdf
[5] Page de l’exposition « Exhibitions », Quai Branly
[6]Page de l’exposition « Unilever Series », Tate

Culture et numérique : quelles pratiques culturelles et quels changements ?

A l’heure de la dématérialisation des contenus et de l’émergence de nombreux projets culturels numériques, le numérique est devenu une question centrale dans le milieu culturel mondial. Il ne cesse d’envahir le secteur culturel, que ce soit dans le processus de création ou dans le contact aux produits culturels. Le lancement du Google Art Project répond de cette logique : « Explore museums from around the world, discover and view hundreds of artworks at incredible zoom levels, and even create and share your own collection of masterpieces. »[1]

Qu’en est-il alors des pratiques culturelles à l’heure du numérique ?

Selon Olivier Donnat, sociologue au Département des études, de la prospective et des statistiques (DEPS) du Ministère de la Culture, le numérique encourage les Français à pratiquer une culture d’écran. Alors que plus d’un tiers des Français utilisent Internet tous les jours, les pratiques culturelles convergent vers le « visionnage d’images et écoute de musique bien entendu, mais aussi lecture de textes ou pratiques en amateur, sans parler de la présence désormais banale des écrans dans les bibliothèques, les lieux d’exposition et même parfois dans certains lieux de spectacle vivant. »[2] Le succès des tablettes numériques type iPad d’Apple ou Galaxy Tab de Samsung témoigne de cette tendance, les ventes pour le seul iPad s’élevant à 400 000 en 2010,[3] avec une augmentation de 150 % en 2011.[4]

Toutefois, l’impact du numérique sur les pratiques culturelles n’est pas si significatif, n’en bouleversant pas la structure générale. « Les seules véritables ruptures concernent la durée d’écoute de la radio qui a baissé de manière importante et celle de la télévision qui marque le pas après la spectaculaire progression des dernières décennies. »[5]

Outre ces données, la modification principale procède de l’écart grandissant entre les pratiques culturelles par générations.

Ainsi, Olivier Donnat distingue trois âges médiatiques au sein desquels se partagent les différentes générations. Alors que la génération des baby-boomers a connu le développement des industries culturelles et l’émergence d’une culture juvénile centrée sur la musique, la génération des personnes entre 30 et 40 ans appartient au second âge médiatique : elle a vécu les transformations audiovisuelles des radios et télévisions privées et du multiéquipement. Dès lors, cette dernière s’est saisie des opportunités offertes par la culture numérique. Enfin la génération des moins de 30 ansdigital natives – a grandi au milieu du multiéquipement tout en étant marquée par la dématérialisation des contenus et la généralisation de l’Internet à haut débit : c’est le troisième âge médiatique.

L’entrée dans le troisième âge médiatique coïncide avec plusieurs dynamiques nouvelles pour le monde culturel :

–       Une opportunité de création plus grande : le numérique offre de nouveaux possibles. Par exemple, le Festival et lieu Seconde Nature à Aix-en-Provence a saisi cette opportunité en célébrant les arts numériques et les cultures électroniques.

–       De nouveaux moyens de communication : promouvoir l’offre culturelle via de nouveaux supports, à l’instar de la Communauté Louvre (aujourd’hui fermée)

–       De nouveaux moyens de financement : entre autres, le modèle participatif de MyMajorCompany ou de Weareproducteurs

–       Mais aussi de nouveaux défis : lutter contre le piratage des œuvres culturelles et affirmer le droit d’auteur sur Internet, nœud pour le moment indémêlable pour les sphères politiques.

Pour conclure sur cette brève note sur les défis de la culture face au numérique, j’évoquerais le dernier livre de Frédéric Martel, J’aime pas le sarkozysme culturel. Il y décrit l’énergie concentrée autour du projet Hadopi et notamment ses difficultés. Comment un ministre de la culture qui ne « pratique » pas le numérique – il n’aurait pas d’ordinateur – peut prendre en main ces questions ? Pourquoi la sphère politique – plus dans sa communication que dans ses actions – se saisit-elle du numérique comme d’un problème et non comme une nouvelle ressource ? Malgré tout, un nouveau souffle semble apparaître : le Ministère vient de lancer son second appel d’offres « services numériques culturels innovants » pour « développer des usages culturels numériques innovants en s’appuyant sur des contenus numérisés disponibles. »


[1] Blog « Carpewebem » Nous traduisons : « Explorez les musées partout dans le monde, découvrez et admirez des centaines d’œuvres d’art à des niveaux de zoom incroyables et créez et partagez votre propre galerie. »
[2] DONNAT Olivier, « Les pratiques culturelles des Français à l’ère numérique », Culture études, mai 2005,
[3] Blog « Electron libre »
[4] POGGIASPALLA Guillaume, « Marché des tablettes : Apple en tête, Android progresse », Blog Tablette tactile.net
[5] DONNAT, op.cit., 2005, p11

Les milieux Splab : la compétitivité culturelle territoriale dans l’Eurorégion de l’Øresund

Les Eurorégions développent des politiques culturelles légitimées par une identité collective, pouvant parfois s’intégrer à des stratégies de développement et d’aménagement urbains. La stratégie culturelle de l’Øresund, Eurorégion comprenant la province de Scanie en Suède et l’île de Zealand au Danemark, est l’exemple en matière de compétitivité européenne locale. Avant de développer sa propre stratégie, l’Eurorégion a mis en place un système de collecte de l’information par cartographie et par organisation de conférence permettant la venue d’experts. De ce fait, l’Øresund est parvenue à avoir une connaissance exhaustive des particularités de son territoire tout en maîtrisant le plus possible son environnement. Son développement culturel s’est particulièrement axé sur la coopération et la recherche universitaire.

Le cas des milieux Splab 

Entre autres projets, elle a développé « les milieux Splab »[1] afin de se doter « d’un milieu créatif physique et social sous forme de structure collaborative réunissant un ensemble d’organisations se consacrant surtout à l’innovation culturelle et au développement d’expérimentations dans ce domaine. »[2] L’implantation de cette structure a deux objectifs principaux : donner à la ville une dimension créative dans son espace quotidien et créer des réseaux européens et internationaux afin de partager ses produits et expériences. Ainsi, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et la Commission européenne ont récompensé l’originalité et la pertinence du projet de l’Øresund. Le modèle culturel européen pourrait ainsi se développer au niveau régional grâce à l’innovation et la coopération entre différents acteurs publics, culturels et universitaires.

Modèle culturel européen ou territorialisation de la culture ?

Le modèle culturel européen revêt une dimension territoriale importante. En s’étalant de l’espace urbain aux quarante-sept pays du Conseil de l’Europe, en passant par les Eurorégions et l’espace communautaire, la culture à l’échelle européenne se territorialise. En d’autres termes, elle donne un sens politique aux différents espaces. Selon Emmanuel Négrier et Philippe Teillet, la territorialisation de la culture ne répond pas d’une logique européenne mais plutôt d’une dynamique générale selon laquelle « les politiques culturelles sont de moins en moins marquées par un pilotage et des enjeux nationaux. En revanche, elles s’organisent plus souvent territoires par territoires. »[3] Cette dynamique procède, selon eux, de l’urbanisation croissante de la population mondiale, de la constitution de structures politiques supranationales et de l’émergence de sentiments d’appartenance non-nationaux.

Enfin, cette territorialisation de la culture apparaît comme un vrai défi pour le modèle français de politiques culturelles qui s’est longtemps pensé et construit en centralisateur. Or, la « rupture entre espaces de production et de consécration ne peut qu’inquiéter les professionnels de la culture inscrits dans des ‘mondes’ dépassant les frontières territoriales de ceux qui sont désormais leurs principaux financeurs »,[4] c’est- à-dire les collectivités territoriales.

Ainsi, la territorialisation de la culture ouvre de nouveaux horizons au modèle culturel français. L’exemple des milieux Splab pourrait être devenir un cas d’école inspirant des structures existantes, à l’instar de Cap Digital.


[1] Nous traduisons : Laboratoire pour la culture spontanée
[2] DUVAIL Isabelle, « Des nouvelles pistes pour les politiques culturelles dans l’Eurorégion de l’Øresund », http://www.culture-europe-international.org/print.php5?docId=213378&langue=1
[3] NEGRIER Emmanuel et TEILLET Philippe, « La montée en puissance des territoires : facteur de recomposition ou de décomposition des politiques culturelles ? », Culture et société, un lien à recomposer, sous la direction de Jean-Pierre Saez, Editions de l’Attribut, Toulouse, février 2008, p92
[4] Ibid.