Ceci n’est pas… ou comment exporter nos artistes ?

En décembre 2012, l’opération multiforme Ceci n’est pas… a vu le jour à Los Angeles, afin de mettre en avant les liens entre la scène angeline et la France ou les artistes français installés sur place. Piloté par l’Institut français, l’Ambassade de France à Los Angeles et le ministère de la Culture, le projet rassemble plus de 100 artistes et plus de 30 collaborations entre institutions culturelles, universités, galeries ou écoles d’art pendant 5 mois.

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Le programme a débuté par l’exposition Lost in L.A. organisée par la fondation FLAX (France Los Angeles Exchange), s’inspirant de l’univers de la série pour mettre en avant les travaux d’artistes français et américains. Entre autres, notons l’exposition PARIS PHOTO Los Angeles, première édition de la foire parisienne dans les studios Paramount Pictures.

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Pour avoir moi-même été sceptique sur la capacité de nos acteurs culturels à s’organiser et se regrouper pour promouvoir la culture à l’international, il faut reconnaître que ce projet donne un nouveau souffle à notre diplomatie culturelle. Plus collaborative, mieux co-construite et assez diversifiée, cette nouvelle version se veut « catalyseur d’événements » et invite à « tisser des liens historiques et artistiques avec la création contemporaine en France ».

Cette recette d’exportation ne saurait fonctionner sans une structure solide construite sur une stratégie long terme. Au-delà du réseau consulaire traditionnel, on peut par exemple citer Étant donnés, le fonds franco-américain pour l’art contemporain a été créé en 1994, nommé après l’œuvre de Marcel Duchamp.

Attendons de voir les retombées sur le long terme, mais en somme, une bonne initiative à suivre !

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Camille Delache

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Revue de presse du 15 avril : Los angeles et les artistes français, Marseille sans musées et 2013 année dancehall

Le L.A. confidentiel des plasticiens français par Emmanuelle Lequeux, Le Monde

« West Coast, nouvelle vague ? Depuis quelques années, Los Angeles se rêve en eldorado de l’art contemporain. Certes, la ville est encore loin de concurrencer New York, qui détient toujours, avec ses ventes records chez Sothebys ou Christie’s et ses prestigieuses galeries (les mastodontes Gagosian, Mariann Goodman, PaceWildenstein…), le titre de capitale financière de l’art. »

[…] « Mais c’est justement parce qu’elle n’est pas (encore) un lieu incontournable de la scène mondiale de l’art que la Cité des anges aimante les artistes. Il faut dire que le terreau est propice. »

[…] « LA FOIRE PARIS PHOTO S’INSTALLE À L.A.

Les Français ne sont pas les derniers à céder à la force d’attraction de la mégapole californienne. La foire parisienne Paris Photo s’installe ainsi à la fin du mois d’avril dans les studios de la Paramount, invitant une cinquantaine de galeries internationales à présenter des images sous toutes leurs formes, de la photographie à la vidéo d’artiste.

Et l’on ne compte plus les plasticiens français qui, depuis quelques années, font le voyage vers la Californie. Chargé de les promouvoir à l’étranger avec le soutien du Quai d’Orsay et du ministère de la culture, l’Institut français s’est saisi de ce nouvel engouement pour Los Angeles : pour la saison hiver-printemps 2012-2013, il a créé l’opération « Ceci n’est pas… » qui a permis à de nombreux artistes de s’offrir l’expérience angeline. »Institut_français_cecinestpasL’article dans son intégralité, ici.

Marseille 2013, capitale des musées fermés par Maxime Pargaud, Le Figaro

« C’est la meilleure blague du Vieux Port. Quel est le comble d’une capitale culturelle? Avoir la plupart de ses musées fermés. La majorité d’entre-eux n’ont en effet toujours pas ouvert leurs portes… La faute à des retards de chantiers. Trouver une expo accessible à Marseille, en ce mois d’avril, relève tout simplement du parcours du combattant. Le Palais Longchamp qui abrite le Museum d’Histoire naturelle et le Musée des Beaux-Arts est fermé jusqu’en mai pour le premier et jusqu’au 13 juin pour le second, le temps qu’une de ses façades soit restaurée. Idem pour le Musée d’art contemporain. Le Mémorial des Camps de la Mort? Interdit au public à cause des travaux du MuCEM, situé juste à côté, qui n’ouvrira que le 7 juin. Porte close également au Musée des Docks Romains, déjà peu connu des Marseillais. Là, c’est une inondation qui prive le public d’y accéder. »

[…] « Christine Poullain, directrice des musées de Marseille interrogée par Mars Actu (qui a révèlé cette situation ubuesque), cherche à dédramatiser: «Il n’y a pas beaucoup de villes en France où quatre musées ouvrent en même temps». Il n’y a pas non plus beaucoup de villes en France élues «Capitale européenne de la culture». Pour elle, les répercussions des travaux doivent être mesurées sur le long terme, une fois le parc de musées rénové et aggrandi. «En 2014, j’espère que cet élan se poursuivra», confie-t-elle résolument optimiste. »

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En 2013, le dancehall fait sa révolution par Arnaud Fraisse, Slate.fr

« Comment une île caribéenne d’un peu plus de 2,6 millions d’habitants peut-elle autant influencer les courants contemporains de la musique populaire? L’avant-poste londonien ou la proximité des Etats-Unis jouent sans doute sur le phénomène, mais la Jamaïque peut être fière d’avoir conquis le monde par sa musique. Après quelques années où son influence s’est faite plus discrète ou subtile, un avis de tempête dancehall (une version club et turbulente du reggae, vu comme une musique plus calme et plus spirituelle) est annoncé pour 2013.

Parmi les signes qui, depuis l’an dernier, permettent de croire à cette tendance, on trouve l’alignement favorable des trois grandes planètes du reggae: Jamaïque, Etats-Unis et Grande-Bretagne. Si l’île n’a jamais cessé de vibrer au son du dancehall, une génération «post-Sean Paul» (pour être un peu caricatural) commence à s’y faire entendre. En Angleterre, les courants UK bass, dubstep ou grime, par exemple, assument de plus en plus nettement leurs influences reggae, tandis qu’aux Etats-Unis, les plus grandes stars du hip-hop et du R&B se remettent à goûter à la ferveur jamaïcaine, comme aux plus belles heures du ragga/hip-hop au tournant des années 1990-2000. »

L’article dans son intégralité, .