Revue de presse du 31 janvier : Copy party, PME & Patrimoine culturel, Rapport sur la fiscalité du numérique

La BnF met son véto aux Copy Party en bibliothèques par Antoine Oury, Actualitté

« Non, les Copy Party ne sont pas de gigantesques fêtes rassemblant les pirates du monde entier : il s’agit plutôt d’une alliance de grands consommateurs de produits culturels, plus que jamais désireux de respecter, et de faire respecter la loi. En effet, selon le principe de licéité de la source introduit par la modification de l’article 311-1 du CPI, la copie privée, à l’aide d’un équipement strictement personnel, et à des fins tout aussi personnelles, serait tout à fait légale. »

[…] « Après la 1e Copy Party, des agents de la BnF se sont tournés vers les services juridiques, qui ont jugés cette pratique comme illicite au regard de leur propre règlement intérieur en matière de copie » poursuit-il. Effectivement, le règlement intérieur de la BnF s’avère plutôt restrictif en matière de copie :

La photographie individuelle, le tirage de microforme reproduisant des manuscrits et les documents iconographiques ainsi que la copie numérique (déchargement ou envoi par courriel) sont autorisés exclusivement pour les documents publiés ou datant de plus de 90 ans, à l’exception des documents dont il est avéré qu’ils ne sont pas tombés dans le domaine public. Dans le cas d’un document reproduit intégralement ou partiellement en fac-similé, la date à prendre en considération est la date du document original et non celle de l’édition du fac-similé. « 

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Patrimoine culturel et numérique : les petites entreprises se regroupent par Franck Niedercorn, Les Echos

« Les PME du numérique trouvent des débouchés dans la mise en valeur du patrimoine et l’équipement des musées. Le succès n’est au rendez-vous que si elles travaillent ensemble.

On est meilleur à plusieurs. Rien n’est plus vrai que dans le domaine du numérique au service de la muséographie . « Et ce n’est pas simple car il existe souvent un fossé culturel entre des scénaristes et les spécialistes des technologies », résume François Gilbert, délégué aux technologies de l’information et de la communication (TIC) au Conseil régional d’Aquitaine.

En Bretagne et dans les Pays de la Loire, il existe depuis quelques années un tissu dense de PME dans les domaines de la 3D, de la réalité virtuelle, de la réalité augmentée ou des interfaces homme machine. « Sur les 220 sociétés adhérentes du pôle Images et réseaux, une bonne vingtaine d’entre elles ont pour marché la muséographie », précise Jean-Yves Savary, directeur technique de B-com, le nouvel institut de recherche technologique sur le numérique labellisé par l’État et implanté à Rennes.

Les PME s’associent sur ces projets comme Mazedia, Boscher et Axians qui ont travaillé à la reconstitution historique de l’abbaye de Nieul-sur-l’Autise (Vendée). Tout récemment, elles ont équipé, avec Orange Labs à Rennes, le musée Louvre-Lens de dispositifs interactifs : 24 tables tactiles géantes permettant de manipuler les œuvres à plusieurs, de voir ce qui se cache sous la peinture ou au dos du tableau. »

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A voir : remise sur Rapport de mission d’expertise sur la fiscalité de l’économie numérique par MM. Colin et Collin.

« Dans le présent rapport une nouvelle piste voit le jour. Il s’agit d’introduire une fiscalité fondée sur l’utilisation gratuite des données personnelles des internautes comme fondement de la création de valeur. Le rapport part du constat que les entreprises de l’économie numérique exploitent les données personnelles de millions d’individus sur le territoire français sans que les revenus générés par cette exploitation soient fiscalisés en France.

Le rapport propose principalement, (i) à moyen et long terme, l’introduction de nouvelles règles sur la répartition entre les Etats du droit d’imposer spécifique à l’économie numérique par le biais de négociations internationales et, (ii) à court terme, l’instauration d’une nouvelle taxe incitative (taxe sur l’exploitation des données personnelles). »

Vu sur Landwell.fr

Revue de presse du 24 janvier : un français au MoMA, Shakespeare encodé, Wikimedia & la BnF, copyright au Royaume-Uni

Un « Frenchie » au MoMA : Quentin Bajac, nouveau conservateur pour la photographie par Claire Guillot, Le Monde

Quand le nouveau conservateur pour la photographie au MoMA débarque à New York avant Noël, c’est sans armes ni bagages. Pas de livres – quelques tonnes d’ouvrages le suivront par bateau -, pas encore d’appartement. A 47 ans, Quentin Bajac, Parisien mince et élégant, vient de réussir une première, un « grand chelem » : après avoir dirigé le département de photographie au Centre Pompidou, à Paris, il a été nommé aux mêmes fonctions au MoMA, à New York.

Shakespeare’s sonnets encoded in DNA par Ian Sample, The Guardian

« The entire collection of Shakespeare’s 154 sonnets has been spelled out in DNA by scientists in Cambridge to demonstrate the vast potential of genetic storage. Huge quantities of information could be written into specks of DNA and archived for tens of thousands of years, the researchers claim. »

[…] « Written in DNA, one of Shakespeare’s sonnets weighs 0.3 millionths of a millionth of a gram. One gram of DNA could hold as much information as more than a million CDs, the researchers said. »

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Wikimédia : la BnF, entre exclusivité et manque de transparence par Clément Solym, Actualitté

« On savait que les discussions furent chaudes, au sein de l’association Wikimédia France, et les débats pointus. Fallait-il, ou non, prendre position et décider de co-signer la lettre adressée par différentes organisations (COMMUNIA, l’Open Knowledge Foundation FranceLa Quadrature du NetFramasoft et SavoirsCom1) à la BnF, affirmant le refus d’une privatisation du domaine public ? L’affaire n’était manifestement pas si évidente pour Wikimédia France, qui vient, dans un communiqué, de livrer sa position.

Revenant sur les principes mêmes de numérisation de documents du domaine public, et détaillant le fonctionnement de ce partenariat entre public et privé, l’Association fait oeuvre d’une saine pédagogie, avec dans l’esprit de construire la réflexion autour de cet enjeu. Elle souligne ainsi que le modèle du partenariat tel qu’il a été fixé (exclusivité sur 10 années portant sur le scan à proprement parler, exploitation commerciale par le partenaire privé, etc.) trouve plusieurs échos internationaux, et ressemble à ce qui se fait traditionnellement.

Cependant, ces points posés, il faut comprendre que les polémiques ne reposent pas simplement sur des querelles entre libristes. La diffusion libre de la culture s’accommode mal des procédés de la BnF – clause d’exclusivité – et Wikimédia réclame notamment un effort de transparence de la part de l’établissement. Rappelons également qu’en avril 2010, Wikimédia France passait un partenariat avec cette même BnF, pour la diffusion, au travers de WIkisource, de 1400 documents numérisés. »

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Les éditeurs britanniques donnent leur avis sur les exceptions au copyright par Antoine Oury, Actualitté

 » Le directeur exécutif de la Publishers Association rassemblant les éditeurs outre-Manche, Richard Mollet, a été reçu par le comité Culture, Média et Sports dans le cadre des exceptions au droit d’auteur que le gouvernement britannique souhaite acter avant la fin d’année. Et n’a pas hésité à défendre les intérêts des éditeurs, face à des réformes « potentiellement hideuses », rapporte The Bookseller.

Pour préparer son importante réforme du droit d’auteur, prévue pour la fin de cette année, le gouvernement britannique reçoit les principaux acteurs du monde culturel, afin de consulter chaque partie concernée. Au cours de la session visible à cette adresse, Mollet exprime toute sa retenue vis-à-vis d’une exception pédagogique qui autoriserait la photocopie du matériel éducatif : « [Cela] va impacter les revenus de l’auteur et les investissements de l’éditeur ». »

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Revue de presse du 4 décembre : aides au cinéma, design, Louvre et BNF

Nouvelle rubrique sur la Baguette culturelle, découvrez la revue de presse

« La France défend son système d’aides au cinéma » – Localtis.info

Cinéma, politiques publiques, exception culturelle & Bruxelles

« La France a marqué un point, au moins temporaire, dans le différend qui l’oppose à la Commission européenne sur la question des aides au cinéma. Lors du conseil des ministres européens de la Culture, le 26 novembre, Aurélie Filippetti a en effet défendu, avec une dizaine de ses collègues, les systèmes des aides d’Etat au cinéma. Cette intervention s’est déroulée en présence du commissaire chargé de la concurrence, Joachim Almunia.
C’est en effet un problème de concurrence qui est à l’origine du contentieux. Depuis le début de l’année, Bruxelles travaille à la refonte du cadre réglementaire des aides au tournage des films, mis en place en 2001 et qui expire normalement à la fin de cette année. La difficulté en la matière vient du principe de territorialité. Celui-ci permet d’exiger qu’en contrepartie de l’aide financière apportée au tournage d’un film, 80% du budget de la production en question soient dépensés sur le territoire national. Dans les premières moutures du texte en préparation, le principe de territorialité se limiterait à la contrepartie exacte de l’aide apportée. Par exemple, pour une aide représentant 30% des coûts de production, il ne pourrait être exigé de réaliser ces dépenses sur le territoire concerné que jusqu’à hauteur de 30% des dépenses engagées pour la réalisation du film. En outre, l’aide publique ne pourra dépasser 50% du budget total du film. »

Jean-Noël Escudié – la suite c’est par ici

Design – Une sphère en bambou qui roule au vent contre les mines d’Afghanistan – Le Monde

Design, mines antipersonnel, Afghanistan, innovation

« « Mine Kafon » a été conçu par Massoud Hassani, jeune designer qui a quitté l’Afghanistan quand il avait 14 ans. Il s’agit de tiges de bambous disposées en rayon autour d’un noyau, et qui forment une boule de taille humaine, qui roule au gré du vent. L’idée étant qu’elle roule, de préférence, dans les champs de mines antipersonnel. La sphère, si elle est assez lourde pour faire exploser la mine, n’explose pas elle-même, tout juste perd-elle une patte ou deux, et peut ainsi continuer son itinérance jusqu’à la prochaine bombe. De plus, elle diffuse en permanence sa localisation, « traçant alors des chemins “libres” sans mine qu’il est possible de conserver », rapporte Owni. »

Big Brower – Le Monde – la suite, ici

Le Louvre s’installe à Lens – vidéo à voir sur Le Monde et article du Nouvel Observateur

Louvre, régionalisation des musées, démocratisation culturelle (?)

« C’est un projet culturel et économique initié il y a près de dix ans qui se concrétise ce mardi avec l’inauguration par le président François Hollande du Louvre-Lens, au coeur du bassin minier, avant son ouverture au public le 12 décembre.

Louvre Lens - Urban News

Louvre Lens

Avec « La liberté guidant le peuple » de Delacroix comme étendard, le plus grand musée du monde ouvre sa première antenne estampillée « Louvre » dans un immense bâtiment de verre et de métal, construit sur un ancien carreau de mine du Pas-de-Calais. Dans un parc de 20 hectares, les cinq ailes du musée conçues par le cabinet d’architectes japonais de renom Sanaa accueillent des chefs d’oeuvre du Louvre, avec la volonté de les rendre accessibles au plus large public possible. »

Le site du musée : http://www.louvrelens.fr/home_page.html

Le Nouvel Observateur – article dans son intégralité

La BNF réussit son pari – Le Monde

Campagne BNF - acquisition Livre d'heures de Jeanne de France

Campagne BNF – acquisition Livre d’heures de Jeanne de France

Appel à la générosité publique, Livre d’heures de Jeanne de France, mécénat

« 1 600 donateurs, 250 000 euros : le compte est bon. La Bibliothèque de France est parvenue à réunir la somme nécessaire à l’acquisition du Livre d’heures de Jeanne de France. Un succès pour l’établissement qui, pour la première fois, lançait un tel appel au grand public. Fin août, la BNF s’était inquiétée de la situation : il lui fallait d’ici le 31 décembre compléter l

es 750 000 euros déjà recueillis en un an auprès de ses habituels contributeurs (ministère, fondations, entreprises) afin de verser au propriétaire du manuscrit liturgique le million d’euros qu’il réclamait. »

[…] « Selon la BNF, les contributeurs sont âgés de 21 à 95 ans. Ils ont donné quelques euros pour les plus modestes, jusqu’à 3 000 euros pour les plus généreux. Toutes les régions de France sont représentées, ainsi que plusieurs pays étrangers. »

Nathaniel Herzberg – article dans son intégralité