Les consommateurs, nouveaux réenchanteurs de la culture ?

Début juin, le Forum d’Avignon lançait son premier petit-déjeuner débat autour du thème « Livre, musique, cinéma, jeux vidéos… comment le numérique entraîne-t-il une redistribution des pouvoirs entre les consommateurs, les producteurs et les distributeurs ? ».

Annonçant l’édition 2013 du Forum sur « Les pouvoirs de la culture », ce petit-déjeuner réunissait :

La Baguette culturelle y était.

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Consommateur roi aux Etats-Unis, consommateur passif en France ?

Comme présenté dans l’étude de Kurt Salmon, les nouveaux pouvoirs des consommateurs sont avant tout le partage et la critique, le crowdfunding, la co-création et enfin l’achat direct à l’artiste.

Les géants Google, Amazon et Apple ont déjà pris le parti du consommateur. L’exemple souvent cité est celui du financement du film Veronica Mars par ses fans, faisant du crowdfunding une étude de marché avant même la création d’une oeuvre de l’esprit.

« Sans les enfermer dans une marque de matériel » précise Philippe Colombet de Google Livres …

… mais en maniant les normes européennes à leur faveur ajoute Alain Kouck d’Editis.

A l’heure où la France défend l’exception culturelle dans son accord de libre-échange avec les États-Unis, ces remarques mettent en exergue la difficulté éprouvée par le modèle français. Nous voulons protéger notre culture et la mettre en valeur, mais le consommateur culturel ne prend que progressivement et non spontanément le pouvoir.

L’étude présentée par Kurt Salmon révèle en effet que 69 % des Français ne financeront pas une œuvre culturelle contre 60 % aux États-Unis ,44% en Chine et 51 % en Inde ! Sur les 1 000 personnes interrogées dans chacun des 4 pays, seuls 20 % des Français pensent que le pouvoir est au consommateur contre 64 % en Chine, 40 % aux États-Unis et 42 % en Inde.

Les représentants du secteur culturel assis autour de la table ont tous souligné l’évolution de leur métier avec cette fameuse prise de pouvoir.

« La logique pour nous c’est la recommandation : comment une entreprise qui a une marque, une histoire peut développer un dialogue avec ses consommateurs. »

Luc Babeau d’Harmonia Mundi

« Avec la dématérialisation, un nouveau modèle économique a été inventé : le freemium. Oon paye pour le supplément qui va modifier l’expérience de jeu. »

Nicolas Gaume du SNJV

« Nous fonctionnons encore beaucoup avec le système de l’adhésion. Cette ancienne forme est désormais une nouvelle forme de soutien et d’engagement. C’est un bon indicateur pour nous. »

Georges Sanerot de Bayard

« Si dans le cinéma le crowdfunding est un appoint à tout projet, il est pourtant au coeur de notre activité. Adolph Zukor, un des fondateurs de Paramount, avait même déjà publié dans les années 1950 ‘The Public Is Never Wrong: My 50 Years in the Picture Industry.' »

Serge Hayat, Cinemage

Et la création ?

Si les modèles de relation au consommateur se réinventent, « la création n’est pas aussi simple que cela » nuance Alain Kouck. Pour lui, plusieurs questions se posent :
– Qui va payer la création ?
– Comment respecter le droit d’auteur et de la propriété intellectuelle
– Comment faire vivre la prescription : distributeurs physiques, bouche à oreille, les médias
– Comment se battre à armes égales face aux géants américains qui utilisent l’Europe. Il faut des règles à peu près identiques.

Ici, il s’agit avant tout de définir une politique culturelle, européenne surtout, compétitive. L’issue du débat sur l’exception culturelle nous en dira plus : La Gaule a encore frappé (Le Monde du 19 juin) ou l’ambiguïté française vis-à-vis de l’Europe (RTBF du 24 juin) ?

Culture via Informatiques sans frontières

La loi doit permettre aux nouveaux réenchanteurs d’exister

En conclusion, cette table ronde pose des questions plus larges que celles des entreprises invitées. C’est le modèle de notre culture qui est en question. La mode est au consommateur, c’est un fait incontestable : crowdsourcing, crowdfunding, critique et prescription (cf. l’article sur Cinegift d’Allociné).

Plus loin encore, je pense qu’il est au cœur de la dynamique d’échange et de partage dans laquelle un pan de l’économie s’engage peu à peu. Grâce à eux, la culture (re)devient un outil militant car elle nous permet de soutenir, nous engager voire créer avec les artistes que nous apprécions.

Pour pouvoir continuer sur ce chemin, les normes et les lois doivent se mettre à jour et arrêter d’interdire. Au niveau européen d’abord : l’exception culturelle n’est pas une fin en soi. Elle est un moyen pour nous protéger suffisamment face aux géants mais elle ne suffit pas. Au niveau français ensuite, un bon gros rapport ne dynamise en rien nos industries culturels et créatives.

Les consommateurs ne sont des (ré)enchanteurs qu’à condition de pouvoir partager, échanger. Punir un partage de culture, mettre des quotas sont autant d’actions négatives sur un acte de consommation positif ! Donnons-nous enfin les moyens de pouvoir parler d’une culture d’exception !

Retrouvez ici le compte-rendu sur le site du Forum d’Avignon.

Camille Delache

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Le répertoire créatif de Dassault Systèmes accueille la Compagnie Pietragalla-Derouault

Hier soir, j’ai eu la chance d’être invitée en avant-première au spectacle Mr et Mme Rêve de la Compagnie Pietragalla-Derouault, en co-production avec Dassault Systèmes. Retour sur cette soirée « d’irréalité virtuelle ».

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« C’est l’histoire de deux êtres imaginaires qui traversent le temps, fabulent leur vie, rêvent leur amour et se mesurent au réel l’espace d’un instant, celui d’un spectacle insolite et drôle qui défile sous nos yeux à la vitesse d’une étoile filante… »

Pendant 1h30, la Halle Freyssinet s’est transformée en boîte à rêve emmenée par le mélange entre danse, Ionesco et technologies 3D. Pourtant le pari n’était pas gagné d’avance : réussir à marier les codes de la danse avec les technologies de Dassault Systèmes, ne pas s’appuyer uniquement sur ce savoir-faire pour continuer à raconter une histoire et surtout garder une cohérence dans l’histoire que les 2 danseurs nous racontent !

Le défi a ben et bien été relevé ! 2 moments phares illustrent cette réussite : la reprise du Lac des Cygnes et la danse des Rhinocéros. Dans chacun de ces moments, la technologie offre à la danse la possibilité de s’élever et de nous emporter avec elle.

Mr et Mme Rêve n’est pas la première réalisation de Dassault Systèmes. Depuis quelques années, Dassault Systèmes s’est donné pour mission d’utiliser ses technologies au service de la société civile (pour en savoir plus, cf. ma rencontreavec Mehdi Tayoubi, cerveau du répertoire créatif de l’entreprise). Ce répertoire créatif accueille désormais la danse, aux côtés de l’archéologie (M. Houdin et Kheops Renaissance), de l’architecture (la saga Paris 3D), le dessin (Enki Bilal et Mecanhumanimal) et encore bien d’autres !

La tournée de Mr et Mme Rêve commencera en 2014 à Paris puis partout en France. D’ici là, voici quelques morceaux choisis en vidéo et photos :

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Camille Delache pour La Baguette culturelle et Danse en Seine

Silicon Sentier s’attaque au crowdfunding avec Co.Bâtissons

Silicon Sentier a besoin de vous pour participer à ouvrir les portes de son nouveau lieu ! Avec le projet Co.Bâtissons, Silicon Sentier et Kisskissbankbank font appel à votre générosité pour donner une âme aux 1 500 m2 dédiés à l’innovation au cœur de Paris.

Participez dès aujourd’hui ici !

 

Pourquoi est-ce important de soutenir ce projet ?

En faisant appel au crowdfunding, Silicon Sentier prolonge sa croyance dans l’économie collaborative, mais surtout elle permet à chacun d’être acteur de cet écosystème innovant qui se crée chaque jour. Comme démontré sur ce blog plusieurs fois, l’économie numérique et les industries culturelles et créatives participent à la chère croissance tant espérée.

10 % ont déjà été atteints mais le plus gros reste à faire : on vous attend toujours !
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Co.Bâtissons, c’est quoi ?

 

« Depuis plus de 10 ans vous avez été des dizaines de milliers à suivre les actions de l’association. Indépendants, coworkers, hackers, startupers, bidouilleurs, designers, rêveurs, étudiants, grand-parents, curieux, générations X, Y ou Z…  

Vous qui êtes passés par la Cantine ou le Camping ou Xperience, co.bâtissez avec Silicon Sentier le nouvel espace dédié à l’innovation de Paris.

C’est grâce au soutien réaffirmé de nos partenaires publics et privés que nous avons travaillé ces 8 derniers mois à remettre aux normes un bâtiment de 1500 m2 situé au cœur du Sentier, dans le 2ème arrondissement. Aujourd’hui, les fondations sont assurées, mais l’essentiel reste à faire : constituer l’âme de cet espace qui vous est destiné.   

Chaque euro versé contribuera à l’aménagement du lieu afin que nous puissions en faire ensemble un espace qui vous ressemble, un espace construit par et pour vous.

Co-bâtissons ! »Capture d’écran 2013-06-17 à 16.25.51

GENESE D’UN PROJET…

Silicon Sentier en chiffre c’est…

35 561 followers et 12 281 fans

18 000 participants par an aux évènements de la Cantine

450 coworkers par an

450 évènements par an

500 projets soumis à l’équipe du Camping

6 mois d’accélération par saison

60 mentors et 300 heures de formation par saison

60% de transformation en business viable

250 articles et interviews dans les médias

70 projets bêta-testés par Silicon Xperience

1000 bêta-testers dans la communautés de Silicon Xperience

34 rapports et publications par Silicon Xperience

24 évènements de cocréation par an par Silicon Xperience

Créée en 2000, l’association Silicon Sentier a accompagné l’essor de l’économie numérique et participé à l’émergence d’un écosystème dense, fort et innovant en Ile-de-France.

 

Camille Delache

[Futur en Seine] Triptyque des cyber-explorations

Second projet phare de la semaine Futur en Seine, les cyber-explorations de Claire Sistach, artiste et chercheuse.

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Son dada consiste à rapprocher art et jeu vidéo par ces cyber-explorations :

« Les « cyber-explorations », conçues et réalisées par l’artiste, sont des immersions intensives prenant la forme d’un voyage et d’une investigation créative de plusieurs semaines dans des univers virtuels en ligne, 3D et multi-utilisateurs. L’artiste, à travers ce triptyque, souhaite étudier le vécu psychologique, immersif et relationnel relatif aux jeux en réseaux. Elle vise aussi à interroger plus en détail différents aspects majeurs des jeux vidéo, tels que le pouvoir fictionnel de l’avatar, le caractère habitable d’un monde simulé, la nature des relations avec autrui ou encore la capacité à vivre et fabriquer des situations émouvantes en contexte désincarné. »

Ce projet rapproche une fois de plus art et science, deux univers qui s’auto-alimentent depuis des siècles. L’expérience « réelle » démontrera si ce joli projet parvient à sensibiliser le spectateur, le joueur ou uniquement le chercheur.

Au-delà des questions soulevées par cette expérience, le projet de Claire Sistach témoigne de l’importance grandissante du jeu vidéo dans les industries culturelles et créatives françaises, ou du moins de l’importance que nous commençons à lui donner (si, si, il est soutenu par Ludovni, CNC, CITU/Paragraphe, OMNSH, Professeur Alain Berthoz du Collège de France, ICAN et Dailymotion).

Longtemps considéré comme un parent pauvre (« Le jeu vidéo, de la culture ?!), cette industrie retrouve peu à peu ses lettres de noblesse. Le projet de Claire Sistach va dans ce sens car le monde de la recherche est aussi derrière elle. Pour rappel, le chiffre d’affaires mondial du secteur devrait s’élever à plus de 75 milliards d’euros en 2015. Sur les 250 entreprises françaises recensées par le Syndicat National du Jeu Vidéo, 77 % des sociétés déclarent un chiffre d’affaires supérieur à 1 million d’euros par an.

Bravo à ceux qui continuent à donner des coups de pouce à cette industrie !

[Futur en Seine] Allocine Cinegift : critique pour tous et diffusion cinématographique

Alors que l’édition 2013 de Futur en Seine (le festival du numérique organisé par le pôle de compétitivité francilien Cap Digital) approche à grands pas, la Baguette culturelle guette les innovations culturelles qui y seront présentées.

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Première sélection de la semaine : Cinegift, plateforme expérimentale d’Allociné alliant recommandation sociale, VOD et don en ligne.

« Dans un contexte où les modèles économiques des industries culturelles basés exclusivement sur la consommation s’essoufflent, ce projet s’inscrit dans une économie de la contribution où les moteurs des échanges vont de plus en plus reposer sur les valeurs sociales de l’échange, du don et de la confiance.

L’ambition de ce projet, centré sur l’expérimentation d’un nouveau modèle économique, est de créer un service innovant de distribution légale de films et de séries TV. »

A l’heure de l’émergence de sites web de critiques culturelles comme Sens critique, le projet d’Allociné * ouvre de nouveaux horizons à la diffusion basée sur les recommandations des internautes. Ces derniers auront aussi la possibilité de réaliser des dons de films et de séries TV. Lorsqu’un utilisateur achète une vidéo, il pourra en donner l’accès à un de ses proches.

En allant encore plus loin que les plateformes de VOD existantes et en capitalisant sur la force d’Allociné (les nombreuses critiques des internautes et une incroyable base à exploiter), ce projet laisse rêveur. Le modèle qu’il promeut allie prescription des influenceurs web et économie de l’échange et de la contribution.

Ma seule interrogation ? Le contenu ! Quels sont les films et séries TV que nous seront amenés à consulter ? Le développement de la plateforme ira t-il jusqu’à l’implication des internautes dans la production via du crowdfunding, créant ainsi une plateforme sociale audiovisuelle tout-en-un ?

A découvrir donc dès jeudi 13 juin au 104 et partout ailleurs (le programme ici.)

* en partenariat avec NoDesign, HEC, Télécom ParisTech, l’IRI et le LIP6, et le concours de ThinkMarket.

En savoir plus sur le site de l’IRI

[Les (Ré)enchanteurs] Jérôme Cohen, le caméléon culturel

Jerome CohenIl y a maintenant quelques mois que j’ai rencontré Jérôme Cohen, l’homme aux casquettes multiples : consultant, fondateur et metteur en scène d’une compagnie de spectacle vivant, entrepreneur social et culturel (Imagination Factory), chanteur lyrique, écrivain. Il est de ces caméléons qui nous montrent qu’il est possible de ne pas entrer pleinement dans une case. Avec lui, la cohérence vient de nos envies et réflexions.

Rencontre avec un producteur de sens du quotidien.

« J’ai un père violoniste et une mère antiquaire. Forcément, l’argent n’a jamais été une priorité. Seul le sens l’était.”

Après avoir fait ses armes à la Warner, être passé par le Women’s Forum, il réfléchit aujourd’hui à la “génération marge brute”. “ Les actionnaires ne pensent que par la marge brute, plus que toute autre chose, plus que l’humain.” Convaincu qu’une société ne peut fonctionner sur ce modèle, il veut “remettre toute intelligence au profit d’une contribution sociale”. Pour cibler l’humain, l’innovation est la solution. “Il y a un ras-le-bol général avec la crise. J’ai peur du côté vers lequel nous pourrions tomber. Il faut rassembler les forces innovatrices pour porter l’ambition d’un nouveau système.”

Innovation culturelle versus patriotisme : le perpétuel dilemme

“On ne peut pas vivre sans art et sans création. La culture est un des piliers de notre société.”

Selon lui, si la France permet beaucoup de choses, son conformisme – et parfois son ringardisme – l’empêche(nt) d’innover.

Principal problème, le financement. “On a besoin d’argent pour pouvoir innover, mais le doute cartésien français devient bloquant. On doit douter de tout avant de s’engager. De ce fait, innover est souvent synonyme de prendre la place de quelqu’un. A Harvard, on ne se pose pas la question de qui finance !”

Je l’interroge alors : “Pourquoi être resté en France ?” “Parce que j’aime la France. Certes les projets mettent longtemps à émerger mais il y a toujours des gens qui redonnent espoir. Un jour, un dirigeant d’une institution culturelle m’a dit ‘Je préfère l’influence d’un grand patron qui a une vision culturelle que celle d’un député de province qui n’a aucune appétence pour la culture.’” Pour lui, ce genre de positions constitue “des initiatives de débloquage essaimées” un peu partout. Il croit avant tout en ces “créateurs contributifs” qui créent, font, défont et contribuent au service de la société.

 

Toute la culture pour tous

Organisateur d’un festival de musique classique en Dordogne, il est marqué par la rencontre avec un passant féru de variétés françaises. Passant à côté du lieu de répétition, ce dernier interpelle notre entrepreneur pour avoir des explications sur ce qu’est cette musique, pourquoi et comment. Jérôme Cohen lui présente le projet, le compositeur, etc. une médiation rapide en somme, et lui met des places de côté. Fin du concert : “Merci, j’ai passé un moment exceptionnel.”

« C’est par toutes ces petites actions qu’on montre que la culture n’est pas un vernis. […] On ne peut pas apporter l’art et la création à ceux qui n’en ont pas, c’est bien pour ça que 99 % des modèles de médiation culturelle ont échoué. La médiation passe par le fait d’être touché, de comprendre le processus de création artistique. »

Et d’ajouter : « Face à la crise, les artistes ont un rôle à jouer. C’est aussi pour cela que nous avons créé le collectif Ahahah !, un pied de nez qui montre l’engagement et le regard que peuvent apporter les artistes en cette période de doute et de morosité. »

De cette expérience et de ses convictions est né le projet MUZE, salle de spectacle mobile. Là encore, l’ambition de Jérôme Cohen est de mettre l’innovation au service du public. Conçu comme un outil d’égalité d’accès à la création, il est à la fois un espace de culture et de pédagogie. Culturel d’abord car il ouvre ses portes à la création et la diffusion de tous les arts vivants (musique, danse, arts numériques, etc.). Espace pédagogique ensuite, il sillonne le territoire pour s’installer pendant sept semaines en résidence dans des villes et apporter la culture à tous les publics.

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Au final, Jérôme Cohen redonne à la culture française l’audace qu’elle perd parfois. Créateur contributif, il (ré)enchante aujourd’hui notre culture, alors qu’elle se confine dans une zone de confort trop parisienne et trop élitiste.

Pour en savoir plus :

MUZE présentée sur le site du Forum d’Avignon http ://www.forum-avignon.org/fr/quand-la-salle-de-spectacle-devient-mobile

La compagnie de danse Un bruit qui court : http ://www.ubqc.org/

Camille Delache