Entreprises et contenus culturels : les nouvelles stratégies de marque

Ces dernières années, les entreprises ne cessent d’utiliser les contenus culturels dans leur stratégie de marque : Orange, Dassault Systèmes en France, Netflix (avec la magnifique série House of Cards) ou Amazon chez nos amis outre-Atlantique.

Le but ? « Donner à voir » ce dont sont capables les entreprises grâce à leur technologie. Un exemple récent : la première vidéo « atomique » produite par IBM attestant de sa capacité à manipuler les atomes individuellement en 242 plans.

Orange BNF Candide

Nous avons déjà montrer ici la stratégie mise en œuvre par Dassault Systèmes à travers le programme Passion for Innovation. Orange pour sa part, a choisi de miser sur les technologies du livre numérique avec un premier partenariat scellé avec la BNF. Ce dernier consistait à « enrichir » la version papier de Candide de Voltaire grâce à des cartes, des focus sur les personnages ou le manuscrit original.

Les géants américains connaissent eux aussi l’importance de cette stratégie. Sans revenir sur les cas de Google et Amazon, les contenus culturels sont désormais un enjeu économique et stratégique. Netflix, le site payant de streaming, propose depuis cette année ses propres séries, ôtant le privilège de diffusion aux grandes chaînes. Avec House of Cards, Netflix bouge les codes du genre des séries télévisées : la série a été écrite exclusivement pour le site web, mais surtout elle a été mise en ligne d’un coup en brisant ainsi la traditionnelle temporalité des séries.

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Hasard du calendrier ? Il y a 2 jours, Yahoo annonce son programme de production de contenus originaux…

Le défi pour le secteur culturel est maintenant de suivre ces tendances et proposer des partenariats culturels innovants … pour un nouveau modèle économique ?

MAJ du 3 mai : La Société anonyme lance la méthode du « brand curating » en proposant aux clients de piloter à la fois leur identité et leur stratégie de contenus créatifs sur le long terme. La sémiologue Emilie Brière gère le développement de l’outil, construit sur troix variables : « analyse du « patrimoine culturel » des clients (institutions, marques, personnalités créatives), définition des lignes éditoriales et identification des logiques affinitaires entre les univers des marques et les univers des créateurs. »

Camille Delache

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