Revue de presse du 26 février : Google n’aime pas Rousseau, quitter Amazon pour éviter la dépendance

Boycotté par Google Suggest : quelle faute a donc commis « Rousseau » ? par Maxime Lebufnoir, Rue89

Google Suggest, ça « repose les doigts », sauf quand on veut taper « rousseau ». Pourquoi cette entrée n’est-elle pas proposée par Google Suggest ?

Ce phénomène semble n’avoir jamais été expliqué, ni même constaté. Si vous êtes philosophe, homme politique, humoriste, présentatrice, peintre ou même n’importe qui, et que vous avez le malheur de vous appeler Rousseau, sachez que vous ne serez jamais proposé par Google Suggest. En témoignent ces captures d’écran :


Capture d’écran de Google

Capture d’écran de Google[…]

Guillaume Sire, enseignant à l’Institut Français de Presse (Paris-II), doctorant en Sciences de l’information et de la communication et spécialiste de Google, précise que « Google peut clairement intervenir sur les suggestions pour être sûr d’en ôter certains termes. L’intervention manuelle est donc possible et effectuée dans certains cas – ce qui octroie une véritable responsabilité à la firme ».

Mon appel aurait donc pu faire bouger les choses et rétablir cette anomalie. Mais rien n’a été fait depuis. Enfin, le plus invraisemblable, c’est que l’entrée « rousseau » est proposée par les versions étrangères du moteur de recherche, mais pas par la version française. »

Article dans son intégralité sur Rue89

Témoignage : Quitter Amazon avant d’être dépendant des ventes par Nicolas Gary, Actualitté

« Créées en 2002, les éditions Pourpenser (ou Pour penser ʇıoɹpuǝ,l ɐ) comptent aujourd’hui une trentaine d’auteur(e)s et plus de soixante-dix titres au catalogue. […] Dans un récent billet, l’éditeur explique les raisons qui l’ont poussé à quitter le vendeur en ligne.

Pourquoi nous avons quitté Amazon

 Il y a quelques années, lorsque nous assurions nous-mêmes la diffusion et distribution de nos livres, Amazon nous avait approchés avec son programme « avantages ». Un programme où le site de vente en ligne reverse royalement aux petits éditeurs 50% du prix du livre deux mois après avoir encaissé les 100% de la part des clients internautes.

Face à de telles conditions, nous avions préféré décliner l’offre (avec quel argent croyez-vous qu’Amazon “offre” les frais de port à ses clients ?).

Fin 2011, lorsque nous avons confié la distribution en librairie à Pollen, nous avons accepté que nos livres soient mis en avant sur ce site, il nous semblait important que nos livres soient aussi disponibles que possible. 

Un jour, en regardant les rapports de vente, nous constatons que la remise de certains livres dépasse largement les 40% (alors que nous accordons plutôt autour de 30% aux libraires).
Du coup, fin juin, nous demandons à notre distributeur de retirer nos livres d’Amazon.

[…]

Nous avons pu quitter le dealer car nous n’étions pas encore dépendants. La vente en librairie représente environ 15% de notre chiffre d’affaires. 22% de 15%, ça reste encore raisonnable. Mais pour de nombreux confrères, les ventes sur Amazon dépassent les 20% de leur CA total. Vous ne pouvez pas dire « adieu » à 20% de votre CA aussi facilement que ça… »

Article dans son intégralité sur Actualitté

amazon_103_© L'Expansion

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