Les industries créatives et les questions de société : European Street Design Challenge à Futur en Seine

A l’occasion de l’ouverture du Festival Futur en Seine, organisé par Cap Digital, je souhaite mettre en avant une initiative qui mêle innovation, création, urbanisme et politique. Pour sa troisième édition, l’European Street Design Challenge va se centrer sur la création d’un sentiment de communauté au sein des immenses et complexes Mégapoles du futur.

Le projet émane de The Creative Cooperative, association qui promeut les valeurs d’innovation et de collaboration. Avec the European Street Design Challenge, elle se saisit des enjeux sociétaux et politiques. Au même titre que des quartiers culturels ont pu être créés à Baltimore, la ville est replacée au cœur des dynamiques économiques et politiques. Ces aspects me semblent essentiels pour une réelle compétitivité, d’autant qu’elles intègrent la variable culturelle au sens large.

Le concours permet à de jeunes créateurs venus du monde entier de proposer des solutions innovantes et « intelligentes », grâce à l’utilisation de méthodologies ouvertes et collaboratives, avec les outils numériques et de prototypage. Les équipes qui concourent cette année viennent d’Autriche, des Pays-Bas, du Royaume-Uni et de Chine.

Le cas choisi pour cette année est le futur Campus Condorcet entre Aubervilliers et la Porte de la Chapelle, qui deviendra le plus grand lieu des Sciences Humaines en Europe. Le lieu peut paraître difficile d’appréhension car il s’agit d’un mélange entre industries et cultures différentes. Parvenir à regrouper ces différentes identités dans un concept civique et participatif est un réel défi pour les jeunes créateurs.

Dès jeudi, ils présenteront leurs projets lors d’écuries au 104. Les inscriptions, c’est ici.

Vous pouvez revoir les gagnants de l’année passée .

Ce projet est à suivre, alors n’hésitez pas à vous rendre au 104 et à participer à Futur en Seine.

Camille Delache

Le mécénat et la culture : pour une « solidarité culturelle »

Il y a quelques temps que j’ai lu un entretien d’Oliver Tcherniak, président de l’ADMICAL, ancien directeur de la communication d’Orange et ancien secrétaire général de la Fondation Orange. Il y expose le concept de « solidarité culturelle » que les entreprises doivent avoir dans leur politique de mécénat.

Voici une petite piqûre de rappel.

Depuis quelques années, les chiffres du mécénat culturel ne brillent plus comme ce fut le cas dans les années 2003-2006. Sans pour autant connaître une baisse drastique, la culture n’est plus la cause sacrée des entreprises. Dans un entretien de novembre 2010 (déjà!), Olivier Tcherniak réagissait à ce phénomène. (ici) Le président de l’ADMICAL considère que le mécénat ne doit pas « perdre son âme » en s’écartant du secteur culturel. Pour lui, « donner à la santé, l’éducation, l’environnement… est vital, il est vrai. Mais c’est une solidarité […] statique contrairement à la solidarité culturelle, plus dynamique. Elle est d’une certaine manière l’aboutissement et le commencement de tout. Le culturel est la porte ouverte à l’autre, à la construction d’autres mondes, d’autres visions. Elle donne un cap, ce qui est réellement important dans une société ou dans des entreprises souvent en perte de sens ou de repères. »

De surcroît, Olivier Tcherniak estime que le mécénat culturel ouvre un univers des possibles à l’entreprise. Une fois que cette dernière dépasse l’image d’élitisme souvent attribuée au mécénat culturel, elle peut « y découvrir sa personnalité, façonner son identité profonde et non simplement construire une image, toujours proche de celle de son concurrent. C’est aussi s’ouvrir à d’autres cultures et ainsi ne pas s’enfermer sur sa culture d’entreprise nourrie de codes et de rituels réservés à un groupe. »

Enfin, il considère que le mécénat est en train de perdre son identité car bien souvent trop rapproché avec la responsabilité sociale d’entreprise (RSE) et la communication. La RSE a pour vocation première de servir les intérêts de l’entreprise alors que le mécénat doit promouvoir une cause d’intérêt général, en lien direct avec la société. En outre, même si toute action de mécénat a des retombées en termes de communication, elle ne se limite pas à celle-ci. L’entreprise ne doit pas rechercher des faire-valoir à son projet global. Le mécénat doit être un prolongement direct de son projet global au sein de la société.

La renaissance d’une solidarité culturelle, particulièrement pertinente en temps de crise, peut profiter aux acteurs de l’offre culturelle. Depuis le début de la crise financière, les salles de cinéma ne désemplissent pas, les bibliothèques sont en pleine effervescence.[2] Nous voici face à une opportunité : en revalorisant la culture économiquement, en la finançant, nous lui redonnons sa dimension active, c’est-à-dire une certaine capacité à transformer les relations sociales.[3]

Camille Delache

[1]Site Communauté Communication et entreprise
[2] Conférence de Françoise Benhamou « Les perspectives du mécénat culturel », 15 avril 2010, salle Pleyel.
[3] CAUNE Jean, « La démocratisation culturelle : une évaluation à construire », Politiques et pratiques de la culture sous la direction de Philippe Poirrier, La documentation française, Paris, 2010, p18

L’économie numérique des biens culturels – les GRECs

Une note très intéressante des GRECs (Groupes d’études et de recherches sur la culture) de la Fondation Jean Jaurès : elle met en avant la décennie manquée par la droite en matière des politiques publiques et propose plusieurs champs d’action.

Je vous conseille de lire la note dans son entier mais voici les réflexions les plus intéressantes.

Quelques idées choisies

Le constat de départ est simple : nous ne pouvons pas rester inactifs face aux défis du numérique pour les biens culturels. Du point de vue économique, les chiffres sont parlants puisque « les industries de contenu représentent à elles seules 7% du PIB européen et 8,5 millions d’emplois dans l’Union européenne. » (page 1).

Or, depuis plus de 10 ans, la droite ne saisit pas l’ampleur de l’enjeu. Avec les lois DADVSI et HADOPI, l’économie numérique est pensée dans un schéma traditionnel français du droit d’auteur. « Contrairement aux biens matériels (vinyle, DVD, livre), le bien numérique est reproductible à l’infini et transportable pour un coût proche de zéro. » […] Selon les droits de la propriété intellectuelle,  » le créateur dispose d’un monopole sur son œuvre et l’utilisateur ne peut y accéder qu’en s’acquittant d’un droit qui rémunère le créateur. La clé de ce système de protection, c’est le contrôle des supports (vinyles puis CD) par les producteurs. On ne peut accéder à l’œuvre qu’en achetant le support et c’est ce qui permet de garantir que le droit d’auteur ne sera pas contourné  » (page 7).

Cependant, le bien numérique culturel est reproductible à l’infini. Selon les GRECs, l’absence de support est l’élément qui semble avoir été négligé dans les politiques publiques des dernières années. L’illustration en est bien sûr HADOPI.

 

Licence globale européenne vs. refonte du rôle de producteurs

La note a le mérite de confronter deux visions sur l’avenir des biens numériques : les partisans d’une licence globale européenne et les soutiens à la refonte du rôle de producteurs.

La licence globale « part du principe que l’usage « hors marché », c’est-à-dire non commercial, doit faire l’objet de conditions particulières tant de rémunération que de droit pour les utilisateurs. » (page 10)  » Une contribution des détenteurs d’accès internet semble la plus logique pour couvrir l’usage des échanges par les réseaux. Les évaluations actuelles amènent à une contribution de deux à sept euros par mois et par internaute. Cette contribution permettrait de générer entre un et demi et deux milliards d’euros de droits à répartir entre les créateurs. » (page 11) Si la stratégie proposée par les auteurs semble aboutie et bien pensée, ces derniers reconnaissent néanmoins qu’il s’agit « d’une oeuvre de longue haleine« .

La deuxième option consiste à repenser le rôle du producteur. Si l’émergence du marché de la musique en ligne a perturbé le schéma traditionnel d’émergence d’un groupe de musique, le rôle du producteur demeure essentiel. Difficile de s’y retrouver dans le nombre incalculables d’oeuvres disponibles en ligne. « Il faut donc que, quelque part entre le consommateur et le créateur, un médiateur, un critique, puisse l’aider dans ses choix et lui faire gagner du temps. » (page 13)

Les 5 propositions des GRECs

 1. La vérité des prix : transformer HADOPI en compteur universel

2. Progresser dans la connaissance de l’économie des biens numériques

3. Un principe juridique cardinal : la distinction des usages commerciaux et des usages privés

4. Réorienter le projet du centre national de la musique de façon à préserver la diversité musicale

5. Installer la politique des contenus numériques au ministère de la Culture et de la Communication

Pour en savoir plus, je vous encourage à lire cette note qui a le mérite de concilier plusieurs points de vue, de prendre en compte les différents acteurs et de donner un peu de perspective. C’est ici.

La culture à la Filippetti : les premières annonces de la nouvelle Ministre

Après quelques semaines en poste, quels sont les grands chantiers annoncés par Aurélie Filippetti ? Dans un entretien France inter du 21 mai, elle annonce déjà les principaux axes stratégiques (ici).

L’entretien a donné une note qui m’a plu : pas de politique tactique sans ligne stratégique précise !

Néanmoins, plusieurs déceptions se font jour rapidement :

  • quid du numérique ? Encore une fois éloigné du Ministère et rattaché au redressement productif (entre autres, Christophe Girard, adjoint à la culture à la Mairie de Paris, avait préconisé leur rapprochement)
  • des annonces, toujours des annonces ? Si le teasing politique est un fait nécessaire, je tente de lire entre les lignes pour trouver LA ligne stratégique !

L’audiovisuel

Rétablir la publicité sur France TV jusqu’à 21 heures[1]

Réforme du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA). Ses membres seraient désormais nommés par les commissions culturelles du Sénat et de l’Assemblée Nationale. « Nos concitoyens sont attachés à des procédures transparentes, démocratiques et il y aura donc une réforme très rapide de ce mode de nomination pour que les prochains présidents, ou présidentes d’ailleurs, de l’audiovisuel public puissent être nommés par le CSA. »[2] Est-ce là la première gaffe de la Ministre ? Oui, répondent les Indignés du PAF sur Mediapart.

Revenir sur la fusion RFI-France 24 ? Aurélie Filippetti Après un audit de Jean-Paul Cluzel, ancien président de Radio France et de RFI, actuellement à la tête du Grand Palais. Il déterminera si la fusion est inéluctable.[3] Madame La Ministre relevait l’importance de RFI en Afrique, permettant ainsi une diffusion du soft power français.

Quid d’Al-Jazira ?

Néanmoins, ce soft power se voit contré par l’arrivée d’Al-Jazira Sport le 1er juin, très peu évoquée depuis le début du mandat. Un sondage « Opinion Way – Les Echos » sur « Les Français et l’arrivée d’Al-Jazira dans le paysage audiovisuel français » souligne que 67 % des Français s’opposent à son arrivée, 66% considérant qu’il s’agit d’une menace pour notre PAF.[4]

La nomination de Kim Pham, ancien du CNC et de France Télévisions, en tant que conseiller chargé de l’audiovisuel le 31 mai laisse cependant présager la construction cohérente de l’avenir de l’audiovisuel français.[5]

HADOPI

La réforme d’Hadopi, présentée comme « l’acte II de l’exception culturelle » pendant la campagne, est le chantier numérique sur lequel sont attendus le gouvernement et le président. En nommant David Kessler, anti-anti-Hadopi affiché, conseiller culturel à l’Elysée, François Hollande envoyait un signe aux détracteurs de la Haute autorité.[6] A cela s’ajoute l’autorisation de l’Elysée à l’Hadopi pour consommer son budget 2012.[7]

 

Nous dirigeons nous vers une licence globale ? Comme annoncé lors du meeting du Bourget, le président a vanté un « système dans lequel les internautes payent un forfait, reversé aux ayants droit, en échange d’une dépénalisation du téléchargement » MAIS sans « dépénalisation du partage d’œuvres de manière non-commerciale. »

Nous savons maintenant que Pierre Lescure, ancien patron de Canal + actuellement à la tête du théâtre Marigny, va diriger la concertation sur Hadopi. L’objectif est de concilier le droit d’auteur et l’accès universel à la culture.

Vers une « riposte graduée » ? Modification de la loi plutôt que son abrogation.[8]

La mission Lescure parviendra t-elle à trouver un consensus, en particulier face aux puissants lobbies culturels ?

Les intermittents

Alors que François Hollande avait annoncé ne rien vouloir modifier pendant la campagne, la Cour des Comptes met en lumière « une dérive massive », car le système serait 2,3 fois plus avantageux que l’intérim.[9] Que l’on soit pour ou contre le régime actuel, on ne peut pas l’ignorer.

Les intermittents font vivre la culture française et l’enjeu électoral n’est peut-être pas aussi significatif que … le milieu de la musique ? Puisqu’ils votent massivement à gauche ! Les conventions UNEDIC se terminant fin 2013, la ministre a annoncé leur réouverture avant cette date.

A noter, le 11 mai 2012, Frédéric Mitterrand avait confié à France Inter avoir « entrepris d’endormir tout le monde, pour être tranquille. Je laisse le bébé à mon successeur, qui sera très heureux de s’en occuper. » (L’émission c’est ici)[10] Courage à elle !

L’éducation

Alors que pendant la campagne Aurélie Filippetti avait vanté les mérites de l’éducation culturelle et artistique, les termes semblent avoir s’être effacés ces derniers temps.

Certes, mettre en place une nouvelle politique, faire campagne pour les législatives et se familiariser avec les dossiers ne sont pas une mince affaire. Si les idées et les réformes apparaissant sont essentielles, elles ne peuvent fonctionner sans ligne stratégique. La Ministre a par exemple renouvelé son soutien aux libraires face à Amazon et a reconnu la nécessité d’encadrer le livre numérique.

Notre politique culturelle ne peut plus être seulement réactive. Elle doit s’éveiller. Sans trop tarder.

Camille Delache


[1] http://tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/article/information/69837/la-pub-retablie-sur-france-tv-jusqu-a-21h-.html
[2] http://lemonde.fr/actualite-medias/article/2012/05/21/aurelie-filippetti-annonce-une-reforme-du-csa-avant-debut-2013_1704844_3236.html
[3] http://www.telerama.fr/radio/fusion-rfi-france-24-jean-paul-cluzel-mediateur,82384.php
[4] http://www.opinion-way.com/pdf/opinionway-les_echos-les_francais_et_l_arrivee_d_al_jazira_dans_le_paysage_audiovisuel_francais_juin_2012.pdf
[5] http://www.latribune.fr/technos-medias/medias/20120531trib000701243/aurelie-filippetti-choisit-son-conseiller-audiovisuel.html
[6] http://www.numerama.com/magazine/22629-david-kessler-un-anti-anti-hadopi-aux-cotes-de-francois-hollande.html
[7] http://www.numerama.com/magazine/22607-la-hadopi-a-rencontre-les-equipes-de-francois-hollande.html
[8] http://www.contrepoints.org/2012/06/01/85339-la-mission-lescure-et-lavenir-dhadopi
[9] http://www.lefigaro.fr/culture/2012/05/13/03004-20120513ARTFIG00131-des-intermittents-au-prix-fort.php
[10] http://www.lepoint.fr/culture/culture-frederic-mitterrand-a-l-heure-du-bilan-16-05-2012-1462073_3.php

Quelle orientation stratégique pour la francophonie ? Par Damien Soupart

C’est un leitmotiv qui n’est pas une lubie mais bien une nécessité. Maintenant que les périmètres ministériels sont dessinés, que les principaux membres du Cabinet sont nommés[1], il importe d’avoir une idée claire des objectifs qui doivent diriger ce nouveau Ministère.

                  Le premier passage télévisé de Mme la Ministre Yasmina Benguigui, sur TV5 Monde[2], ne m’a pas permis de déceler la présence d’une ligne directrice forte. Un premier entretien est normalement dédié à l’ancrage d’une ou deux idées forces qui font date et qui posent les jalons d’une action ministérielle. Ici, à part l’évocation de « cette belle idée de la francophonie » et sa volonté de « mettre de nouveaux mots, une nouvelle vision sur ce qu’apporte cette langue, bref une nouvelle réflexion », aucun ancrage de ce type à relever. J’espère que cet état de fait n’est dû qu’à la contrainte temporelle que représentent les élections législatives. En effet, deux des quatre membres nommés du Cabinet sont en lice pour ces élections.

Car, au-delà du symbole de cette nomination, et de l’étonnement de la principale intéressée, l’existence même d’un tel Ministère interpelle. C’est la première fois en France alors que dans d’autres pays, que nous parlions des Etats-Unis, des Pays-Bas, du Royaume-Uni, du Maroc, de la Chine, de la Russie ou de l’Inde, c’est une fonction importante qui existe depuis fort longtemps. Pourquoi ?

La diaspora ne doit pas être considérée seulement à travers des propos numéraires. Elle doit représenter, ipso facto, la pointe avancée de notre dispositif français à l’étranger. Susan Strange, brillante auteure théoricienne des relations internationales, établissait quatre piliers quant au « pouvoir structurel » d’un Etat : sécurité, savoir, production et finance. Une vision dynamique de la diaspora repose obligatoirement sur la dimension du savoir, savoir que cette diaspora est capable d’apporter aux autorités nationales du fait de sa présence à l’étranger. Néanmoins, les dimensions sécurité, production et finance sont exercées, in fine, par des personnes. Avec un univers mental propre et commun à chaque ressortissant français. Dès lors, la présence d’une diaspora active dans des lieux où s’exercent « le pouvoir structurel », pour peu qu’elle ait reçu des objectifs clairs, représentera un avantage comparatif déterminant.

L’Inde, que l’on présente souvent comme « une puissance d’équilibre », use brillamment de sa diaspora[3]. Elle sait qui est ou et qui fait quoi[4].

Le récent entretien donné par M. le Ministre des Affaires Etrangères[5], Ministre de tutelle de Mme Benguigui, va indirectement dans ce sens. Lorsque M. Fabius dit qu’il faut approfondir nos relations avec le Brésil, le Mexique, la Chine, l’Inde, le Japon, l’Indonésie, l’Afrique du Sud et les pays de la rive Sud de la Méditerranée[6], la question du comment se pose. L’arme de la diaspora se révèle alors être une évidence. Une évidence doublée d’une urgence. La France est désormais isolée[7], comme l’a révélé incidemment le récent concours de l’Eurovision. A nous de changer le cours des choses.

Damien Soupart

[1]http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=?cidTexte=JORFTEXT000025919667&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id
[2] http://www.lepetitjournal.com/elections-2012/108132-video.html
[3] http://echogeo.revues.org/11329
[4] http://www.diplomatie-presse.com/?p=1018
[5] http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/le-ministere/l-equipe-ministerielle/laurent-fabius/presse-et-media-21596/article/entretien-de-laurent-fabius-avec-99998
[6] « Aux Amériques, nous voulons approfondir nos relations avec, notamment, le Brésil et le Mexique. En Asie, tout en soulignant l’importance évidente de nos relations avec la Chine et l’Inde, je veux insister sur le Japon, troisième puissance économique du monde, grande démocratie, avec laquelle nous voulons développer une relation exemplaire. D’une façon générale, nous intensifierons nos liens avec les « nouveaux émergents », comme l’Indonésie ou l’Afrique du Sud, sans oublier nos partenaires de la rive sud de la Méditerranée ».
[7]  http://www.lenouveleconomiste.fr/la-france-est-apparue-bien-seule-15033/